(les images seront rajoutées ultérieurement)
Atelier d’écriture
décomplexée
Atelier 1.
Le récit de voyage
Traditionnellement, le récit de
voyage est lié au thème de l’exploration (intérieure ou extérieure) car c’est
en se confrontant à l’inconnu qu’on apprend à se connaître.
Qu’on parte dans la Chine de Marco Polo, dans
l’Amérique sauvage des indiens des grandes plaines, dans l’Afrique tribale
subsaharienne, dans la jungle amazonienne, la lune ou le monde souterrain perdu
de Jules Verne, le voyage est une excuse pour dépasser ses propres limites.
Le voyage est un excellent
exercice pour entrainer notre esprit à l’évasion nécessaire à toute écriture.
Il faut oublier ce qui nous entoure (pièce, bruits, atmosphère) et se laisser
transporter.
C’est également le moyen le plus facile de créer des images. Le format peut passer de la simple carte postale au roman d’aventure.
C’est également le moyen le plus facile de créer des images. Le format peut passer de la simple carte postale au roman d’aventure.
Avant de commencer notre récit de
voyage, il va falloir se poser toute une série de questions.
Le paysage est un personnage à part entière auquel il faut prêter autant d’attention qu’au reste de l’histoire.
Le paysage est un personnage à part entière auquel il faut prêter autant d’attention qu’au reste de l’histoire.
1) Il existe 3 sortes de voyages :
dans le connu
|
dans l’inconnu
|
dans l’imaginaire
|
2) L’environnement
urbain
|
naturel
|
sauvage
|
3) Signes distinctifs
des immeubles
|
des maisons / habitations
|
des commerces
|
la mer
|
un lac
|
une rivière / un fleuve
|
des collines
|
des ravins
|
des falaises
|
la montagne
|
des champs
|
une forêt
|
un désert
|
une grotte
|
des panneaux publicitaires
|
4) Créer une atmosphère
relaxante, reposante
|
oppressante
|
excitante
|
inquiétante
|
époustouflante
|
ennuyante
|
joyeuse
|
triste
|
dangereuse
|
5) Faire appel à ses sens.
a)
quel temps fait-il ?.....................................................................................................................
b)
quel moment de la journée ?......................................................................................................
c)
quelle luminosité ?.....................................................................................................................
d)
quelles couleurs ?......................................................................................................................
e)
quels sons ?..............................................................................................................................
f)
quelles odeurs ?.........................................................................................................................
g)
quels gouts ?.............................................................................................................................
h)
quels contacts tactiles ?.............................................................................................................
i)
Quel faune ?...............................................................................................................................
6)
Se choisir une destination (réelle ou imaginaire) correspondant à vos
envies.
.....................................................................................................................................................
7)
Y implanter un ou plusieurs personnages (vous ou autres)
a)
Pourquoi le(s) personnage(s) se retrouve(nt) là ?
vacances
|
hasard / accident
|
travail
|
défi
|
jeu TV
|
Rêve d’une vie
|
b)
Que se passe-t-il autour de lui (d’eux)?
.....................................................................................................................................................
........................................................................................................................................................
c)
Quelle est son (leur) humeur ? (sa (leur) perception du paysage sera
forcément influencée par son (leur) humeur.) .....................................................................................................................................................
La carte postale :
Avant de créer votre voyage, nous allons
faire quelques exercices. Ne réfléchissez pas, écrivez ce qui vous passe par la
tête en imaginant que vous êtes en vacances dans les endroits correspondants
aux images.
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Maintenant, à votre tour….
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Atelier d’écriture
décomplexée
Atelier 2.
Le récit Fantastique
Mois d’octobre, mois d’Halloween, les jours
sont plus courts, la lumière décline, l’obscurité s’installe, voilà une
atmosphère propice à l’écrit fantastique, car après tout, qui n’aime pas se
faire un peu peur ?
Qu’est-ce que
le fantastique ?
Attention à
ne pas tomber dans le piège, ce n’est pas un récit d’horreur.
Le
fantastique est l’art de flirter avec les frontières du genre. C’est l’art de
rendre le surnaturel probable. C’est instaurer le doute sans jamais imposer de
réponse. C’est au lecteur de faire son choix. Le fantastique trouve son
expansion au 19eme siècle avec des auteurs comme Maupassan (Le Horla), Balzac
(La peau de chagrin), Edgar Alan Poe (La chute de la maison Usher, William Wilson)
ou encore Robert Louis Stevenson (Dr Jekyll et Mr Hyde). C’est aussi l’époque
des premières recherches sur la psychanalyse. Si le personnage doit apparaître
comme fiable et cohérent (récit clair, sensé, analysé, déductif), il doit
également apparaître fragilisé pour que tout au long de l’écrit, on se pose la
question : est-ce surnaturel ou est-il fou ? On parle d’inquiétante
étrangeté (Unheimlich).
La confiance
pour croire au surnaturel est essentielle, il est donc nécessaire de rendre le
personnage crédible et sympathique pour permettre le transfert. C’est pourquoi
beaucoup de ces récits sont à la première personne, sous forme de témoignage
(un peu comme la technique du stand-up comédien : « vous
ne savez pas ce qui m’est arrivé ? Vous n’allez pas le croire ! »)
ou bien rapportés par une personne de confiance, généralement quelqu’un de
rationnel, qui réfute fortement le surnaturel car si cette personne finit par
douter ou y croire, pourquoi pas le lecteur ?
1)
Choisir son (ses) personnage(s)
*
1ere personne ou 3eme personne :..............................................................................................
* Bien choisir ses noms, le récit fantastique
est émaillé d’indices et les noms guident le lecteur (William Wilson :
Will I am Will son : je suis le fils de la volonté / Jekyll = je tue,
Hyde= hide, se cacher…)..................................
*
Choix du récit de confiance :
lettre
|
journal intime
|
rapport de police
|
confession
|
récit oral rapporté
|
|
*
Situation de départ (de l’ordre vers le désordre)
.....................................................................................................................................................
*
Evénement déclencheur (souvent un traumatisme qui peut étayer la cause de la
folie)
accident
|
maladie
|
soucis financiers
|
génétique (autres maladies mentales dans la famille)
|
déboires sentimentaux
|
rencontre malheureuse
|
2)
Construire une atmosphère
Pour
accueillir le surnaturel il faut que les ficelles du mystère soient réunies. Il
faut nécessairement un isolement (s’il y a d’autres témoins, nous ne sommes
plus dans le doute mais dans le surnaturel pur), des conditions climatiques
inquiétantes, de l’obscurité, le danger vient souvent de ce qu’on ne voit pas.
Les moments de frontière sont idéaux également.
- Moment de la journée :
nuit
|
aube
|
crépuscule
|
Les
repère spatiaux et temporels sont souvent bouleversés pour étayer la théorie de
la folie (temps bloqué à une heure précise, intervention surnaturelle toujours
à la même heure (minuit, 3h du matin..) espaces qui s’étendent ou se réduisent
sans logique
- Temps, météo :
ciel clair, pleine lune
|
pluie fine et persistante
|
brouillard épais
|
pleine tempête, pluie, volets qui claquent
|
l’orage gronde au loin, atmosphère électrique et pesante
|
nuit sans lune, obscurité totale.
|
- Privés de notre sens de la vue, les autres sens deviennent
essentiels :
Sons :...........................................................................................................................................
Odeurs :........................................................................................................................................
Sensations
tactiles :........................................................................................................................
*
Lieu isolé
Maison, château (grande, sombre, la multiplication des pièces accentue
l’angoisse)
|
Nature isolée (route, lande, désert, ile…)
|
Un cimetière (présence menaçante de la mort)
|
Ruelle sombre, ville désertée à cette heure, souterrains, métro
|
Lieu abandonné (ancienne usine, ancien asile, ancien hôpital, ancienne
église)
|
* Objets inquiétants
Les
objets qui nous entourent peuvent être les vecteurs du surnaturel, être animés
d’une présence plus ou moins inquiétante. (Peintures, portraits, armures,
statues, miroirs, poupées, voitures, antiquités, livres , grimoires,
maisons…)
L’objet
ancien déclencheur est souvent utilisé pour faire le lien entre le passé
crédule, imprégné de folklores différents selon les cultures et le présent
cartésien qui réfute ce qu’il n’explique pas, d’où le danger parce qu’on a
oublié, on s’est détourné des craintes du passé. (Science contre mysticisme)
3)
Intervention du surnaturel
Il
peut être de natures très variées.
a) Les monstres classiques
le vampire
|
le fantôme
|
la mort
|
le mort vivant
|
le cavalier sans tête
|
ange vengeur
|
les extra-terrestres
|
le sorcier, sorcière
|
le démon, le diable
( idée du
pacte pour obtenir plus qui se retourne contre le personnage)
|
les monstres (yeti, nessie, big foot, loup-garou…)
|
être surnaturel de cultures mal connues, folklores
|
|
b) Les invisibles
le fantôme
|
le démon possesseur
|
le poltergeist
|
le double maléfique (döppleganger – dualité de
l’être)
|
Les virus
|
Le djinn ou Leprechaun
|
un mort qui cherche le salut ou le repos
éternel
|
Le destin (la mort)
|
c) Les humains outils d’un destin maléfique
L’auto-stoppeur
|
l’ermite
|
le Némésis
|
le fermier ou communauté isolée
|
Le noble dans son château isolé
|
le criminel psychopathe
|
Secte isolée
|
Civilisation perdue
|
d) Les animaux
les rats
|
les serpents
|
les insectes
|
les loups/chiens
|
les oiseaux
|
les prédateurs (requins, crocodiles)
|
les mutants
|
les araignées
|
e) Les capacités paranormales (du personnage
ou de la menace)
Visions
|
préscience
|
vies antérieures
|
télékinésie
|
immortalité
|
force surnaturelle
|
dématérialisation ou métamorphose
|
pouvoir (feu, hypnose, glace…)
|
voyage astral
|
rêves prémonitoires
|
chamanisme, sorcellerie
|
télépathie
|
f) la science qui nous échappe
L’idée
de transgression d’un pouvoir divin et inexplicable puni par un revirement du
destin.
ordinateur fou (la machine qui se rebelle
contre l’humain)
|
virus mortel
|
manipulations génétiques (mi-homme/mi-animal)
|
voyage dans le temps
|
drogues
|
expériences scientifiques
|
ramener un mort à la vie
|
téléportation
|
A
vous de jouer maintenant :
a)
Activité 1 : L’histoire sans fin.
A
partir d’une phrase de départ, le groupe doit raconter une histoire en répétant
à chaque fois l’histoire depuis le début (travail mémoire et construction
commune)
Qu’étais-je
venu faire sur cette route ?.....................................................................................
.....................................................................................................................................................
b)
Activité 2 : les mots imposés. Ecrire quelques lignes d’une histoire
fantastique en y insérant les mots de cette liste.
Journal, cœur, frisson, persuasion,
excitation, trouble, hurlement, prémonition, plafond, feu
|
........................................................................................................................................................ ........................................................................................................................................................
.....................................................................................................................................................
c)
Activité 3 : Ecrivons ensemble. A partir d’une phrase de
départ, chacun doit ajouter sa phrase à tour de rôle pour construire une
histoire, sans dire un mot, l’auteur suivant doit découvrir la suite de
l’histoire en la lisant.
Ce
soir là, il faisait si froid que j’avais fait un feu dans ma cheminée...................................... ........................................................................................................................................................ ........................................................................................................................................................
d)
Activité 4 : que vous
inspirent ces images ?
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e)
A vous de jouer pour le mois prochain, construisez votre histoire.
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Atelier
d’écriture décompléxée
Atelier 3
Les émotions intenses.
Créer
une histoire, c’est créer un personnage qui doit être le plus crédible
possible. Nous devons lui donner vie. Et un personnage ne vit pas uniquement au
travers de ses actions mais surtout au travers de ses émotions. Nous avons une
langue riche en ce domaine et trop souvent nous nous contentons d’un
vocabulaire basique pour décrire ces bouleversements intérieurs qui peuvent
expliquer bien souvent les réactions irrationnelles d’un personnage. Nous
pouvons les classer en deux catégories : Les émotions positives et les
émotions négatives. Bien sûr cette liste est loin d’être exhaustive.
Positives
|
Négatives
|
Joie
Amour
Surprise
Amusement
Compassion
Plaisir
Sérénité
Patience
Générosité
|
Tristesse
Haine
Choc
Ennui
Dégout
Douleur
Peur
Colère
Impatience
Frustration
Jalousie
Culpabilité
Honte
|
I) Il va donc falloir travailler sur la nuance en utilisant les
synonymes. Un dictionnaire peut se révéler fortement utile. Dans ce
premier exercice, nous allons travailler sur quelques émotions. Pour chaque
émotion de base, je vais vous donner toute une série de vocabulaire. Vous allez
les classer de la plus douce à la plus forte.
1.)
Joie : allégresse,
gaieté, entrain, euphorie, liesse, bonheur, enchantement, jubilation, ivresse,
satisfaction, félicité, béatitude, ravissement, enjouement, enthousiasme,…
- ....................................................................................................................................................................................................
.................................................................................................................................................................................................... +
2.) Tristesse : mélancolie, affliction, abattement,
accablement, cafard, blues, chagrin, déprime, morosité, peine, tourment,
désolation, nostalgie, désarroi, souffrance, …
- ....................................................................................................................................................................................................
.................................................................................................................................................................................................... +
3.) Amour : flamme, tendresse, affection, attachement, penchant,
inclination, passion, engouement, faible, intérêt, adoration, vénération, ivresse,
ardeur, volupté, fougue …
- ....................................................................................................................................................................................................
.................................................................................................................................................................................................... +
4.) Haine : antipathie, exécration, rancœur, répulsion, férocité,
malveillance, mépris, répulsion, aversion, dégoût, horreur, répugnance, hostilité,
animosité, rejet,…
- ....................................................................................................................................................................................................
.................................................................................................................................................................................................... +
5.) Peur : lâcheté, anxiété, trac, appréhension, inquiétude, aversion,
hantise, trouille, frousse, phobie, répulsion, terreur, angoisse, alarme, affolement, crainte,
effroi, panique, épouvante…
- ..................................................................................................................................................
.................................................................................................................................................. +
6.) Colère : irritation, courroux, fureur, mécontentement, rage, violence,
emportement, exaspération, rogne, hargne, impatience, fièvre, véhémence,
exaltation, agacement,…
- ..................................................................................................................................................
.................................................................................................................................................. +
II) Dans ce second exercice, vous allez devoir reformuler ces phrases en
variant le lexique.
1. C’était le plus beau jour de sa vie. Alors qu’elle
s’avançait vers l’autel, son cœur avait du mal à contenir cette joie qui la bouleversait au plus profond
de son être :
......................................................................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................................................................
2. Tout n’était que tristesse depuis qu’ils n’étaient plus là. Leur absence était
insupportable.
......................................................................................................................................................................................................
3. Enlacés, le temps avait, il semblait, suspendu son
vol. C’était là toute la force de leur amour.
......................................................................................................................................................................................................
4. Comment était-il possible de ressentir une telle haine pour la personne qu’il avait
jadis tant aimée ?
......................................................................................................................................................................................................
5. Devant cet homme qui le menaçait d’une arme, la peur le paralysa.
......................................................................................................................................................................................................
6. C’en était trop ! Ils allaient voir ce qui
leur en coûterait de l’avoir mis dans une telle colère.
......................................................................................................................................................................................................
III) Nous avons travaillé jusqu’ici
essentiellement sur des noms. Vous pouvez également utiliser des verbes,
adjectifs, adverbes, expressions… afin d’intensifier la portée de ces
sentiments.
a) Les adjectifs. Associez ces noms à ces adjectifs.
Noms
|
Adjectifs
|
douleur / colère / amour / fatigue / bonheur / peur
/ joie
|
viscérale / enflammé / parfait / sourde / intense /
noire / folle
|
........................................................................................................................................................
b) Les adverbes: placez ces propositions dans ce texte
pour l’améliorer.
fébrilement /
paisiblement / difficilement / tendrement / péniblement / faiblement
|
Marie enlaça l’enfant. La fièvre ne baissait pas mais
il semblait plus serein dans ses bras. Plus tôt dans la soirée, elle s’était
affairée pour préparer une bonne soupe. Il l’avait avalée. Il avait levé de
grands yeux aimants vers elle, il lui avait sourit et serré la main.
Maintenant, il dormait.
........................................................................................................................................................
IV) Les oxymores :
Les émotions sont souvent contradictoires. Les oxymores (utilisation d’un nom
et d’un adjectif diamétralement opposés) permettent de traduire cette complexité
des émotions.
Ex : une douce fureur / une tendre peine / une
gaieté mélancolique…
A vous de jouer : Maintenant vous en avez
l’habitude ; que pourriez-vous écrire sur ces images
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|
Et votre
histoire ?
Comme d’habitude, posez-vous quelques questions qui
vous guideront :
* Allez-vous parler un événement extrêmement positif
ou négatif ?
.....................................................................................................................................................
* Selon votre choix, vous pouvez choisir dans ces
listes (entourez votre choix)
Positif
|
Négatif
|
Mariage, demande en mariage, naissance, succès
(examen, professionnel), promotion, cadeau, reconnaissance (famille,
publique), retrouvailles, fin d’une période difficile, soulagement, guérison,
réconciliation,…
|
Dépression, deuil, guerre, maladie, séparation,
mutilation, accident, bagarre, catastrophe naturelle, honte publique, crime,
violence, trahison, attaque, attentat, panique générale,…
|
* Allez-vous être le personnage qui va ressentir ces
émotions ou en être simplement le témoin ?
(Attention, pour une écriture sincère, il va falloir
vous laisser envahir par ces émotions, vous mettre en situation et cette
expérience peut être bouleversante mais c’est à ce prix que vous rendez
l’émotion crédible.)
.....................................................................................................................................................
* Pensez à améliorer votre texte en y insérant des
détails (adjectifs, adverbes, comparaisons : c’était comme si…)
* N’oubliez pas de décrire le cadre dans lequel vous
êtes (voir l’atelier sur le voyage et le paysage)
ATTENTION ! Votre perception du monde qui vous
entoure sera forcément influencée par les émotions que vous ressentez.
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Atelier d’écriture décompléxée
Atelier 4
Un Conte de Noel.
« Ooooh,
quand j’entends chanter Noel, j’aime à revoir mes joies d’enfant. Le sapin
scintillant, la neige d’argent. Noel, mon beau rêve blanc… »
Pour
beaucoup, Noel est une bulle de bonheur au cœur de l’hiver et de nombreux
récits s’inscrivent dans cette période, faisant appel à la nostalgie de notre
enfance, la croyance en ce bon vieux bonhomme qui récompensera les enfants qui
auront été gentils dans l’année. Mais Noel est une fête complexe, construite
autour de nombreux folklores. Et pour mieux la décrire, il faut mieux la
comprendre.
Les
rites Païens :
Avant
d’être la fête Chrétienne de la nativité, les populations païennes d’Europe,
proches de la nature, fêtaient déjà « noel ». Certes, pas le
« noel » que nous connaissons mais ils célébraient le solstice
d’hiver, la fertilité, la maternité, la procréation et l’astronomie. En ces
jours courts et sombres de l’hiver, il fallait croire en un espoir de
renouveau, de renaissance, de lumière. En effet, le lendemain du solstice
d’hiver, le soleil recommence à gagner peu à peu son combat contre l’obscurité
puisque c’est à partir de ce moment que les jours rallongent. De nombreuses
figures de déesses donnent vie à la lumière ce jour (Mithra, Isis, la Vierge…)
Chez
les Celtes, on
évoquait le dieu Gargan, un
bon géant portant une hotte remplie de cadeaux et décore déjà un
arbre, symbole de vie au moment du solstice d'hiver. Il
inspira le « Gargantua » de François Rabelais.
Chez les Vikings, un
homme habillé d'une grande cape censé représenter Odin le dieu scandinave de la guerre et souverain des divinités nordiques, visitait les maisons afin
de demander si tout allait bien et d'offrir des friandises aux enfants sages. En Norvège, au xe siècle,
le roi Håkon Ier de Norvège aurait décidé que
la fête du Midtvintersblot (fête du milieu de
l'hiver, où le lutin Julenisse distribuait des
cadeaux) serait fêtée en même temps que le Noël chrétien
Le sapin de Noel ?
La Chrétienté s’est beaucoup développée en absorbant
les traditions ancestrales des autres populations et en utilisant leurs codes.
Le culte de l’arbre était très répandu en Europe et en Asie.
Chez les peuples baltes et en Sibérie orientale, après une bonne chasse, les meilleurs morceaux sont
accrochés en offrande sur un arbre que l'on brûle. Alors que dans certaines des
premières tribus germaniques célébrant la tradition de Jul, l'on sacrifiait des animaux et des esclaves mâles en
les accrochant aux branches des arbres. Plus tard, dans le Nord de l'Europe, la
bûche de Jül était brûlée et les cendres conservées pour protéger la maison de
la foudre et pour bénéficier de son pouvoir magique de fécondité. En Scandinavie, les rois vikings sacrifiaient neuf mâles
de chaque espèce dans des endroits sacrés, alors que les plus pauvres
suspendaient des pommes, des pâtisseries et autres petites offrandes dans les
branches.
L'Église chrétienne était réticente à
la tradition du sapin de Noël, car elle l'associait au paganisme, mais elle renouvela sa symbolique en faisant,
d'abord dans les pays germaniques, l'arbre de la naissance du rédempteur. Quand saint Boniface convertit les populations
germaniques, le culte de l'arbre fut christianisé et fut admis peu à peu par
l'Église au Moyen Âge et surtout rencontra un grand succès au xviiie siècle. Elle considéra aussi que les arbres à
feuilles persistantes représentaient le renouveau de la vie. Cependant, les
légendes médiévales se concentrent plutôt sur une miraculeuse
« floraison » des arbres à Noël.
Les Mystères de Noël étaient joués sur
les parvis des églises pour raconter la naissance de Jésus et étaient fréquemment
accompagnés d'un arbre décoré, symbole de la vie qui renaît et de l'effacement
du péché originel par la Nativité. L’étoile placée à son sommet représente l’étoile de Bethléem qui guida
les rois mages jusqu’à l’enfant Jesus.
Les symboles : Si la
tradition de noel est ancestrale et puise sa source dans les cultures
pré-chrétiennes, les Etats-Unis au 19eme siècle ont beaucoup participé à
l’élaboration de sa forme moderne.
Le père noel :
Comme nous l’avons vu, il est un
mélange de Julenisse, de Gargan et de St Nicolas qui ressuscita 3 enfants
victimes d’un boucher et est ainsi devenu le protecteur des tout-petits. C’est
à la fin du 19eme siècle que le père noel se tranforme peu à peu pour devenir
celui que nous connaissons aujourd’hui. En 1890, on établit sa demeure au pole
nord. C’est plus tard qu’on évoquera la Laponie. Dire que c’est Coca Cola qui
lui donna son costume rouge d’aujourd’hui est une légende urbaine car il fut
représenté en rouge bien avant cela.
Les elfes ou lutins :
Sont à l’origine des petits esprits
de la maison. Au 18eme siècles, les souverains allemands tentent une
laïcisation de la fête de noel et ouvrent les portes au petit peuple des légendes,
fées, elfes et lutins qui vont à ce moment aider le père noel dans sa tâche.
Les rennes :
Sont apparus pour la première fois en 1821 dans un poème de William Gilley, imprimeur à New York. Il y a 4 mâles et 4 femelles : Tornade (Dasher) - Le plus rapide/ Danseur (Dancer) - La plus gracieuse. / Furie (Prancer) - Le plus puissant./ Fringant (Vixen) - Belle et puissante./ Comète (Comet) - Il apporte le bonheur aux enfants./ Cupidon (Cupid) - Elle amène l'amour aux enfants./ Tonnerre (Donner) - Le plus fort./ Éclair (Blitzen) - Elle apporte la lumière (Elle est souvent considérée
comme un mâle)./ Rudolphe (Rudolph)
Le renne au nez rouge -Il est le guide des autres rennes.
Rudolphe le renne au
nez rouge apparaît en 1939, dans une histoire de Robert L. May, puis dans une chanson, Rudolph the Red-nosed Reindeer écrite par Johnny Marks en 1949. Grâce à son nez rouge
lumineux, il guide le père Noël et lui permet d'effectuer sa tournée malgré la neige
et le brouillard.
Du
19eme siècle à aujourd’hui: Noel ou l’heure de la rédemption, de la
générosité et du partage.
* C’est
en effet au 19eme siècle que tous ces éléments vont s’entremêler et créer un
genre littéraire. Le conte de noel. Souvent en lien avec la naissance du courant
fantastique. Le plus connus est très certainement celui de Charles Dickens. On
reprend les thèmes païens de partage, de générosité mais aussi de rédemption
Chrétienne. C’est la nuit du renouveau, c’est la nuit où tout est possible, où
on peut expurger ses pêchers et renaître comme un homme nouveau.
C’est
l’histoire d’Ebenezer Scrooge, un avare affreux qui le soir de noel reçoit la
visite de son ancien associé Jacob Marley qui lui annonce que cette nuit, il
recevra la visite de 3 esprits : l’esprit du noel passé, l’esprit du noel
présent et l’esprit du noel futur. Scrooge n’a que cette nuit pour comprendre
quel homme miserable il est devenu. De revoir son enfance solitaire, son amour
perdu à cause de sa cupidité et Tiny Tim, le fils de son clerc qui risque de
mourir parce que la famille n’a pas assez de moyens de subsistance, Scrooge va
se réveiller un autre homme, touché par l’esprit de Noel, la bonté et la
générosité.. C’est le renouveau, c’est une renaissance.
Chez
Andersen, c’est l’occasion d’attendrir les nantis et de les sensibiliser au
sort des plus pauvres. La crise n’a pas attendu le 21eme siècle pour faire des
victimes. C’est l’histoire de la petite fille aux allumettes qui
brule ses allumettes une à une pour apercevoir tout ce qu’elle n’aura jamais et
au cœur de cette lumière, elle quitte ce monde injuste pour se retrouver au
paradis avec sa grand-mère chérie. Si Andersen est plus cruel ou plus réaliste
selon les interprétations, on retrouve les mêmes codes : la lumière, les
étoiles, le sapin et la rédemption au bout du chemin. Mais comment parler de
rédemption quand son seul pêcher était d’être miséreuse ? Ce genre d’écrit
s’inscrit cette fois dans la générosité dont nous manquons le reste de l’année.
D’ailleurs ce n’est pas une surprise de voir se multiplier à cette époque les
demandes pour les restos du cœur ou médecins sans frontières.
Plus
moderne mais toujours dans la même veine, nous avons le Grinch, inventé par
docteur Seuss en 1957. Le Grinch est un habitant de chouville ou chacun est
tellement trognon, mignon et chou J Seulement le Grinch, lui, est né poilu et vert. Les
enfants se moquent de lui et il s’exile dans la montagne et vit en ermite avec
son fidèle chien. Il déteste la ville et ses habitants mielleux qui débordent d’ingéniosité pour
rendre noel plus beau chaque année. Le Grinch est amère et jaloux et il décide
de se déguiser en père noel et la nuit de noel il va voler tous les cadeaux,
toutes les décorations, toutes les victuailles. La ville est consternée. Les
festivités sont gâchées, les enfants pleurent, les adultes sont atterrés. Mais
c’est sans compter sur une petite fille qui va regarder au-delà des préjugés et
en ouvrant son cœur au Grinch, il reviendra sur sa décision et fera tout pour
se faire pardonner. A nouveau une histoire de rédemption née de la générosité.
Dans les années 90, Tim Burton transformera ce Grinch en Mr Jack, roi du
royaume de Halloween qui kidnappera le père noel pour prendre sa place. (Autres
films a voir : Le pole express, Miracle sur la 34eme rue, Mission Noel…)
Au
bout du compte, aucun esprit négatif ne peut résister à l’esprit de Noel. Tout
malheur trouvera sa solution dans la nuit de Noel. Noel est un message d’espoir
et d’amour, que l’on soit croyant ou non.
Maintenant,
à votre tour/ Que vous inspirent ces images ?
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Pour
votre écrit personnalisé vous allez avoir plusieurs choix. 4 en fait.
1.
Raconter une nuit de Noel de votre enfance
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2.
Comme Scrooge, vous recevez la visite de 3 esprits : l’esprit du Noel
passé, l’esprit du Noel présent et l’esprit du Noel futur. A la fin de cette
expérience vous devez en ressortir une bien meilleure personne.
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3.
Vous êtes le Grinch et vous ne supportez plus Noel et ses bons sentiments
dont vous êtes exclus. Racontez votre vengeance sur les habitants de
Chouville.
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4.
Vous êtes témoin de la misère la nuit de Noel. Racontez le récit d’une action
de générosité envers les plus démunis, cette nuit de Noel 2011.
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Atelier d’écriture décompléxée
Atelier 5
Le Récit Policier.
« Elémentaire mon cher Watson ! »
Phrase aussi célèbre que le détective qui la prononce
et pourtant il semblerait que Sherlock Holmes n’ait jamais prononcé cette
phrase mythique dans les romans de son créateur, Lord Arthur Conan Doyle.
Plus que tout autre style, le récit policier à la
capacité à rendre la frontière entre la fiction et la réalité encore plus ténue
que les autres styles. Tant et si bien que si on interroge au hasard dans la
rue des personnes sur Sherlock Holmes, beaucoup d’entre elles vous diront qu’il
a vraiment existé. Et pourtant il n’en est rien. Sherlock Holmes est bien un
personnage de fiction et la rue Baker Street n’a jamais eu de 221b, enfin
officiellement car le musée qui porte cette adresse actuellement se trouve en
fait au numéro 85. (La rue a été artificiellement arrangée pour coller à la
fiction).
Les origines :
Le roman policier classique voit sa
naissance à peu près en même temps que le roman fantastique. Il y mêle le
mystère et l’essor de la science du 19eme siècle. Si dans le roman fantastique,
le mystère reste entier pour garder le doute, le policier peut venir à bout de
tout mystère même s’il semble surnaturel et seul l’intellect supérieur du
détective et l’avancée de la science moderne peut expliquer ce que le commun
des mortels n’aurait pas pu. Le roman policier démystifie les mystères,
croyances et superstitions des temps anciens.
* Le premier à
s’y frotter vraiment est Edgar Alan Poe qui justement s’était déjà bien frotté
à l’écrit fantastique. Il crée son personnage du chevalier Auguste Dupin dans « le
double assassinat de la rue Morgue » (1841) Il invente le mystère
de la chambre close, où une jeune femme et sa mère sont retrouvés sauvagement
assassinées. Portes et fenêtres sont fermées, l’appartement est à l’étage et la
jeune femme est retrouvée encastrée dans la cheminée. Mais contrairement au
romans suivant où le détective va se retrouver face à un véritable esprit
criminel, on apprend à la fin qu’il s’agissait d’un orang-outang échappé d’un
zoo.
* Il faut
attendre Arthur Conan Doyle pour véritablement découvrir l’archétype du
détective avec Sherlock Holmes. Son comparse, le Dr Watson lui donne la
crédibilité scientifique du médecin. Et Conan Doyle à le génie de créer un
adversaire véritable à son détective, une sorte de Némésis, de jumeau maléfique
qui entrainera son détective jusque dans la mort, le célèbre Moriarty.
* Au début du
20eme siècle, le roman policier a acquis ses lettres de noblesses et sa reine
se nomme Agatha Christie qui ne donnera pas vie à moins de 2 célèbres
détectives : Hercule Poirot et Miss Marple. Le cinéma, le théâtre
puis la télévision ne vont pas tarder à populariser ce genre déjà fort
apprécié.
* En France, Gaston
Leroux invente Rouletabille rendu célèbre par
« Le Mystère de la Chambre Jaune » et plus tard, Simenon
invente Maigret.
* Aux
Etats-Unis le détective des années 30 se transforme à nouveau sous la plume de Raymond
Chandler qui crée son personnage du détective Philip Marlowe. Il
devient le modèle de tous ces films des années 30-40 : imperméable et
feutre sur la tête, cigarette au coin de la bouche, air mystérieux, verre de
whisky et femme fatale qui l’entraine dans des enquêtes périlleuses da ns des endroits sombres et malfamés.
Les Règles :
Ce genre devient tellement populaire que dans les
années 20 qu’on cherche à définir un cadre d’écriture.
S.S. Van Dine compile 20 règles. On se rend vite compte que certaines de ces règles
sont désuètes ou même complètement stupides. Pour avoir tous lu ou vu au moins
une fois une intrigue policière, on sait bien que ces règles sont faites pour
ne pas être respectées.
1. Le lecteur et le
détective doivent avoir des chances
égales de résoudre le problème.
2. L'auteur n'a pas le droit d'avoir recours, vis-à-vis du lecteur, à des ruses et des procédés autres que ceux utilisés par le criminel à l'égard du détective.
3. Le véritable roman policier ne doit pas comporter d'intrigue amoureuse. En introduire une reviendrait, en effet, à fausser un problème devant rester purement intellectuel.
4. Le coupable ne doit jamais se révéler être le détective lui-même ou un représentant de la police.
5. On doit déterminer l'identité du coupable par une série de déductions, et non par accident, par hasard ou à la suite d'une confession volontaire.
6. Tout roman policier exige, par définition, un policier. Ce policier doit faire son travail, et il doit le faire correctement. Il lui faut réunir les indices qui nous conduiront à la personne ayant commis le crime au premier chapitre. S'il n'arrive pas à une conclusion satisfaisante par l'analyse des indices qu'il a ainsi réunis, il n'a pas résolu le problème.
7. Pas de roman policier sans cadavre. Ce serait trop demander à un lecteur de roman policier que de lui faire lire trois cents pages sans lui offrir un meurtre.
8. Le problème policier ne doit être résolu que par des moyens appartenant au domaine de la réalité.
9. Il ne doit y avoir, dans un roman policier qui se respecte, qu'un seul véritable détective. Réunir les talents de trois ou quatre détectives reviendrait non seulement à disperser l'attention et à compromettre la clarté du raisonnement, mais aussi à s'assurer un avantage indu sur le lecteur.
10. Le coupable doit toujours être quelqu'un ayant joué un rôle véritable dans le roman, que le lecteur connaisse suffisamment pour s'y être intéressé. Accuser du crime, au dernier chapitre, un personnage qu'il vient de faire apparaître et qui a joué un rôle trop minime auparavant reviendrait, de la part de l'auteur, à un aveu d'impuissance vis-à-vis du lecteur,
11. L'auteur ne doit jamais prendre le coupable parmi le personnel domestique : valets, croupiers, cuisiniers ou autres. Il y a là une objection de principe, car c'est une solution trop facile. Le coupable doit être un personnage méritant l'attention.
12. Il ne doit y avoir qu'un seul coupable, quel que soit le nombre des meurtres commis. Toute l'indignation du lecteur doit pouvoir se concentrer sur un seul traître.
13. Les sociétés secrètes ou les mafias n'ont pas leur place dans un roman policier. L'auteur qui y a recours sombre dans le domaine du roman d'aventures ou du roman d'espionnage.
14. La méthode selon laquelle le crime est commis et les moyens devant permettre de démasquer le coupable doivent être rationnels et scientifiques. La science-fiction, avec ses instruments dus à la seule imagination, n'a pas sa place dans un véritable roman policier.
15. La clé de l'énigme doit être apparente tout au long du roman, à condition, bien entendu, que le lecteur soit assez perspicace pour la déceler. J'entends par là que, relisant le livre après que le problème a été élucidé, le lecteur doit pouvoir constater que, d'une certaine façon, la solution était apparente dès le début, que tous les indices pouvant permettre de déterminer l'identité du coupable étaient réunis et que, s'il avait été aussi perspicace que le détective lui-même, il aurait pu percer le mystère avant le dernier chapitre. Il serait d'ailleurs vain de nier que cela arrive assez souvent, j'irai jusqu'à soutenir qu'il est impossible de dissimuler jusqu'au bout à tous les lecteurs la solution d'un problème policier honnêtement exposé. Il y aura toujours des lecteurs pour se montrer aussi astucieux que l'auteur. C'est là, précisément, que réside l'intérêt du jeu.
16. Il ne doit pas y avoir, dans le roman policier, de longues descriptions, d'analyses psychologiques subtiles ou de souci de créer une atmosphère. Ces éléments ne feraient qu'encombrer le terrain, alors qu'il s'agit de présenter clairement un crime et d'en rechercher le coupable. Ils ralentissent l'action et dispersent l'attention, en détournant le lecteur de l'objet principal du livre qui est de poser un problème, de l'analyser et de lui trouver une solution satisfaisante. J'estime que lorsque l'auteur est parvenu à donner une impression de réalité et à retenir l'attention du lecteur sur les personnages comme sur le problème lui-même, il a fait assez de concessions à la technique purement littéraire. Le roman policier est un genre bien précis. Le lecteur n'y recherche ni des fioritures littéraires, ni des exercices de style, ni des analyses trop approfondies, mais une stimulation de l'esprit et une excitation intellectuelle comparable à ce qu'il éprouverait en assistant à une rencontre sportive ou en s'attelant à un problème de mots croisés.
17. L'auteur doit éviter de choisir son coupable parmi les criminels professionnels. Leurs méfaits intéressent la police et non les auteurs et les détectives amateurs.
18. Ce qui a été présenté à l'origine comme un crime ne peut se révéler, à la fin du livre, un accident ou un suicide. Imaginer une enquête longue et difficile pour la conclure de cette façon reviendrait à mystifier le lecteur de façon impardonnable.
19. Le mobile du crime doit toujours avoir un caractère strictement personnel. Le roman doit refléter les expériences et préoccupations quotidiennes du lecteur et offrir en même temps un exutoire relatif à ses aspirations ou à ses émotions refoulées.
20. Enfin, je voudrais citer quelques procédés auxquels n'aura recours aucun auteur policier qui se respecte :
a) la découverte du coupable par comparaison entre un bout de cigarette trouvé sur les lieux du crime aux cigarettes que fume l'un des suspects,
b) la séance de spiritisme truquée au cours de laquelle le criminel, saisi de terreur, se dénonce,
c) les fausses empreintes digitales,
d) l'alibi établi à l'aide d'un mannequin,
e) le chien qui n'aboie pas, indiquant ainsi que l'intrus est un familier de l'endroit,
f) le coupable frère jumeau du suspect ou lui ressemblant à s'y méprendre,
g) la seringue hypodermique et le sérum de vérité,
h) le meurtre commis dans une pièce fermée en présence des policiers,
i) l'emploi d'associations de mots pour découvrir le coupable.
j) le déchiffrement d'un cryptogramme par le détective.
2. L'auteur n'a pas le droit d'avoir recours, vis-à-vis du lecteur, à des ruses et des procédés autres que ceux utilisés par le criminel à l'égard du détective.
3. Le véritable roman policier ne doit pas comporter d'intrigue amoureuse. En introduire une reviendrait, en effet, à fausser un problème devant rester purement intellectuel.
4. Le coupable ne doit jamais se révéler être le détective lui-même ou un représentant de la police.
5. On doit déterminer l'identité du coupable par une série de déductions, et non par accident, par hasard ou à la suite d'une confession volontaire.
6. Tout roman policier exige, par définition, un policier. Ce policier doit faire son travail, et il doit le faire correctement. Il lui faut réunir les indices qui nous conduiront à la personne ayant commis le crime au premier chapitre. S'il n'arrive pas à une conclusion satisfaisante par l'analyse des indices qu'il a ainsi réunis, il n'a pas résolu le problème.
7. Pas de roman policier sans cadavre. Ce serait trop demander à un lecteur de roman policier que de lui faire lire trois cents pages sans lui offrir un meurtre.
8. Le problème policier ne doit être résolu que par des moyens appartenant au domaine de la réalité.
9. Il ne doit y avoir, dans un roman policier qui se respecte, qu'un seul véritable détective. Réunir les talents de trois ou quatre détectives reviendrait non seulement à disperser l'attention et à compromettre la clarté du raisonnement, mais aussi à s'assurer un avantage indu sur le lecteur.
10. Le coupable doit toujours être quelqu'un ayant joué un rôle véritable dans le roman, que le lecteur connaisse suffisamment pour s'y être intéressé. Accuser du crime, au dernier chapitre, un personnage qu'il vient de faire apparaître et qui a joué un rôle trop minime auparavant reviendrait, de la part de l'auteur, à un aveu d'impuissance vis-à-vis du lecteur,
11. L'auteur ne doit jamais prendre le coupable parmi le personnel domestique : valets, croupiers, cuisiniers ou autres. Il y a là une objection de principe, car c'est une solution trop facile. Le coupable doit être un personnage méritant l'attention.
12. Il ne doit y avoir qu'un seul coupable, quel que soit le nombre des meurtres commis. Toute l'indignation du lecteur doit pouvoir se concentrer sur un seul traître.
13. Les sociétés secrètes ou les mafias n'ont pas leur place dans un roman policier. L'auteur qui y a recours sombre dans le domaine du roman d'aventures ou du roman d'espionnage.
14. La méthode selon laquelle le crime est commis et les moyens devant permettre de démasquer le coupable doivent être rationnels et scientifiques. La science-fiction, avec ses instruments dus à la seule imagination, n'a pas sa place dans un véritable roman policier.
15. La clé de l'énigme doit être apparente tout au long du roman, à condition, bien entendu, que le lecteur soit assez perspicace pour la déceler. J'entends par là que, relisant le livre après que le problème a été élucidé, le lecteur doit pouvoir constater que, d'une certaine façon, la solution était apparente dès le début, que tous les indices pouvant permettre de déterminer l'identité du coupable étaient réunis et que, s'il avait été aussi perspicace que le détective lui-même, il aurait pu percer le mystère avant le dernier chapitre. Il serait d'ailleurs vain de nier que cela arrive assez souvent, j'irai jusqu'à soutenir qu'il est impossible de dissimuler jusqu'au bout à tous les lecteurs la solution d'un problème policier honnêtement exposé. Il y aura toujours des lecteurs pour se montrer aussi astucieux que l'auteur. C'est là, précisément, que réside l'intérêt du jeu.
16. Il ne doit pas y avoir, dans le roman policier, de longues descriptions, d'analyses psychologiques subtiles ou de souci de créer une atmosphère. Ces éléments ne feraient qu'encombrer le terrain, alors qu'il s'agit de présenter clairement un crime et d'en rechercher le coupable. Ils ralentissent l'action et dispersent l'attention, en détournant le lecteur de l'objet principal du livre qui est de poser un problème, de l'analyser et de lui trouver une solution satisfaisante. J'estime que lorsque l'auteur est parvenu à donner une impression de réalité et à retenir l'attention du lecteur sur les personnages comme sur le problème lui-même, il a fait assez de concessions à la technique purement littéraire. Le roman policier est un genre bien précis. Le lecteur n'y recherche ni des fioritures littéraires, ni des exercices de style, ni des analyses trop approfondies, mais une stimulation de l'esprit et une excitation intellectuelle comparable à ce qu'il éprouverait en assistant à une rencontre sportive ou en s'attelant à un problème de mots croisés.
17. L'auteur doit éviter de choisir son coupable parmi les criminels professionnels. Leurs méfaits intéressent la police et non les auteurs et les détectives amateurs.
18. Ce qui a été présenté à l'origine comme un crime ne peut se révéler, à la fin du livre, un accident ou un suicide. Imaginer une enquête longue et difficile pour la conclure de cette façon reviendrait à mystifier le lecteur de façon impardonnable.
19. Le mobile du crime doit toujours avoir un caractère strictement personnel. Le roman doit refléter les expériences et préoccupations quotidiennes du lecteur et offrir en même temps un exutoire relatif à ses aspirations ou à ses émotions refoulées.
20. Enfin, je voudrais citer quelques procédés auxquels n'aura recours aucun auteur policier qui se respecte :
a) la découverte du coupable par comparaison entre un bout de cigarette trouvé sur les lieux du crime aux cigarettes que fume l'un des suspects,
b) la séance de spiritisme truquée au cours de laquelle le criminel, saisi de terreur, se dénonce,
c) les fausses empreintes digitales,
d) l'alibi établi à l'aide d'un mannequin,
e) le chien qui n'aboie pas, indiquant ainsi que l'intrus est un familier de l'endroit,
f) le coupable frère jumeau du suspect ou lui ressemblant à s'y méprendre,
g) la seringue hypodermique et le sérum de vérité,
h) le meurtre commis dans une pièce fermée en présence des policiers,
i) l'emploi d'associations de mots pour découvrir le coupable.
j) le déchiffrement d'un cryptogramme par le détective.
Le Détective moderne :
Le
roman policier s’est non seulement démocratisé mais il a pris une ampleur
phénoménale. Il suffit d’aller dans une librairie pour voir la taille du rayon
du genre. Peut-être est-ce justement dû au plaisir du lecteur à enquêter avec
le détective, à essayer de relever les indices, décrypter les personnages et
obtenir la jouissance de découvrir le coupable avant le détective ou bien avoir
le souffle coupé quand la solution est exposée. Le détective privé a peu à peu
laissé la place au policier car dans un monde qui se complexifie, lui seul a
accès à toute la batterie scientifique nécessaire pour résoudre une énigme.
En revanche, ces dernières années, nous avons vu la
naissance de détectives humains et fragiles, qui peuvent se tromper, être
eux-mêmes des victimes, mais s’ils encaissent déboires après déboires, la
qualité du détective moderne est qu’il n’abandonne jamais, quitte à y sacrifier
leur vie personnelle, leur santé ou même risquer leur carrière. Les policiers
nordiques (suédois, danois, finlandais…) explorent encore plus profondément la
psychologie du détective, ils sont souvent dépressifs, alcooliques,
suicidaires. Ils sont le reflet d’une criminalité de plus en plus violente, les
crimes y sont encore plus noirs, sordides ou même infâmes. Le détective reste
notre baromètre d’humanité, leur état d’esprit n’est que le résultat de
l’exposition à de nombreuses affaires de ce type mais aussi notre garantie
d’humanité car ils ne baissent pas les bras pour faire toujours plus reculer
l’horreur.
Quelques détectives modernes célèbres :
Rebus (Ian Rankin)
– Thomas Lynley (Elizabeth George) – Wallander (Henning Mankell)- Thorne (Mark
Billingham) – Logan
MacRae (Stuart MacBride) – William Monk (Anne Perry) – Temperance Brennan
(Katie Reichs) – Harry Bosch (Michael Connelly) – Kay Scarpetta ( Patricia
Cornwell) – Inspector Wexford (Ruth Rendell) – Kate Branningan (Val Mcdermid)…
Construisons
ensemble votre histoire
Le détective
Il doit être doté d’un esprit de déduction supérieur à
la moyenne. Il doit avoir le temps et
les moyens de se consacrer entièrement à l’enquête, soit être dans le système
judiciaire, soit avoir assez d’argent et
de temps pour se consacrer entièrement à l’enquête.
inspecteur
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sergent
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juge
|
détective privé
|
fortuné
|
retraité
|
Aide, partenaire ou faire valoir
Essentiel dans l’histoire car il permet au détective
d’exposer ses intuitions, théories, de se remettre en question, de retomber sur
ses pattes quand il fait fausse route. Ca peut être quelqu’un dont il est très
proche mais qui peut représenter une victime potentielle en cas de représailles
de l’esprit criminel. Cette position peut donc être dangereuse.
collègue
|
famille
|
ami
|
supérieur
|
rencontre
|
proche de la victime
|
L’esprit criminel :
Oublions toutes les règles de SS Van Dine. Le danger
peut venir de toute part sans aucune discrimination. Il peut être unique ou
multiple (complicité ou association de malfaiteurs). Il peut avoir un esprit
dérangé mais tout de même garder un certain esprit logique pour échapper assez
longtemps à notre enquête. Il doit cependant avoir des failles car il doit
laisser derrière lui des indices qui finiront par mener le détective jusqu’à
lui. Tous les coups sont permis pour semer l’enquête d’embuches, que ce soit
une dissimulation intellectuelle, l’emploi de la force, violence, l’utilisation
de relations, l’influence d’une caste, société secrète ou politique…
criminel solitaire
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couple, complices
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association de malfaiteurs
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Quel genre de criminel
accidentel
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passionnel
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en série
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copycat
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désaxé, fou
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vengeance, jalousie
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Sa force
son intelligence
|
son agilité physique, sa force
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ses relations
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un esprit dénué de limites
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Sa faiblesse
sa maladresse
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trop grande confiance en soi
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mauvais timing
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ses relations (trahison)
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Le crime :
Ces dernières années, les auteurs ont grimpé l’échelle
de l’horreur pour toujours réinventer un style très largement exploité,
ré-exploité, même surexploité. Mais ce n’est pas l’horreur qui fait forcément
une bonne histoire mais l’originalité. Il est vraiment difficile d’innover là
où tant de choses ont déjà été écrites. Ne pensez qu’à vous faire plaisir. La
notion de plaisir est essentielle pour plaire à ceux qui vous lisent. Eprouver
du plaisir à imaginer un crime n’est pas un crime en lui-même. Le plaisir est
d’autant plus grand que le criminel est puni à la fin. N’hésitez pas à laisser
votre imaginaire faire le reste.
un vol
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un meurtre
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un kidnapping
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un attentat
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un chantage
|
un harcèlement
|
La victime :
Elle aussi peut être unique ou plurielle. Le statut de
victime a lui aussi fortement évolué avec le temps. Le temps de la victime
fragile, sans espoir, à la limité consentante a pratiquement disparu avec
l’évolution de nos mœurs. Elle résiste, se bat, fait souvent preuve
d’intelligence et ne devient victime que par une supériorité injuste du
criminel (supériorité physique ou attaque par surprise, utilisation de drogues
pour faire baisser la garde de la victime.) Cette résistance de la part de la
victime donne souvent les premiers indices sur la scène du crime. La victime
(morte ou non) est souvent un allié du détective, volontaire ou non. Parfois,
la victime rechigne à aider le détective par peur, par honte (secret, peur ou
honte pour une autre personne) ou parce qu’elle s’en retrouve incapable
physiquement.
victime solitaire
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couple, famille
|
groupe, société
|
Genre de victime
femme (s)
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enfant (s)
|
homme(s)
|
compagnie, société(s)
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Faiblesse qui la rend une victime potentielle
richesse
|
beauté
|
jalousie
|
vengeance
|
ressemblance
|
mauvais timing
|
La scène du crime :
La scène du crime vient souvent tout au début ou juste
après une scène d’introduction du personnage du détective. Une bonne scène du
crime doit à la fois parler et dissimuler. Elle doit ouvrir sur plusieurs
théories ou justement laisser perplexe car elle n’en ouvre aucune (mystère des
chambres closes par exemple). Les lieux fermés (huis-clos) permettent une
concentration de l’action. Un lieu plus vaste où sont confinés un nombre arrêté
de coupables potentiels permet de faire monter un climat de paranoïa ou tout le
monde peut paraître à la fois suspect ou être disculpé (10 petits nègres ou
Cluedo) même le détective lui-même. Le lieu du crime peut ne pas être dévoilé
au détective dès le début mais uniquement au lecteur en multipliant les angles
de vue, par exemple, le lieu où est retenue la victime enlevée, un lieu qui
laisse peu d’indices mais autant d’indices jouissifs au lecteur qui a
l’impression d’avoir de l’avance sur le détective lorsque l’auteur laisse la
voix à une victime terrorisée et qui s’attend à voir surgir son kidnappeur à
tout moment. Le sentiment d’urgence s’installe et toute la question est de
savoir si le détective arrivera à trouver la solution à temps. La question du
rythme est essentielle dans ce genre d’histoire.
une pièce
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une demeure isolée
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une salle + foule
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une rue
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en nature
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un lieu secret
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Maintenant à vous !!
Que vous inspirent ces images ?
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Atelier d’écriture décompléxée
Atelier 6
Le Récit d’Amour.
« Mignone, allons voir si la
rose… »
Depuis
la nuit des temps, nous mangeons, nous respirons, nous aimons. En ce mois de la
Saint Valentin, nous allons profiter de cet atelier pour explorer le sentiment
amoureux. Nous ne parlerons d’aucun autre amour que celui d’un être pour un
autre, qui n’était jusqu’alors qu’un inconnu et devient tout à coup l’être le
plus important de son monde, cet émoi qui nous fait battre le cœur et fait
oublier tout le reste. Dès le début de l’écriture, l’amour se retrouve dans les
contes, dans les récits bibliques (le chant de Salomon), dans les chants des
trouvères, les poèmes, les romans, qu’ils soient de grande littérature,
pornographiques ou bien encore à l’eau de rose, le public de ce genre d’écrit
est universel. Le récit d’amour nous laisse également en mémoire les plus beaux
couples au destin tragique : Adam et Eve / Paris et la Belle Hélène/
Ulysse et Pénélope/ Cléopâtre et Marc-Antoine/
Tristan et Iseult / Arthur et Guenièvre/ Dante et Béatrice/ Rodrigues et
Chimène/ Manon Lescaut et le Chevalier Des Grieux / Roméo et Juliette / La
Belle et la Bête / Paul et Virginie/ Elizabeth Bennet et le beau monsieur Darcy
/ Scarlett O’Hara et Rhett Butler
Plutôt
que d’explorer les époques, dans cet atelier, j’aimerais que nous travaillions
aux différents styles d’écriture, aux différentes situations de cet émoi.
- « Love
at first sight »
Le
registre de la vue est indéniable pour le récit des premiers émois. La
rencontre est un moment fort, vécue comme une évidence. Parfois, on lutte
contre cette évidence, on s’en agace et on rejette la personne avec violence,
mais on finira par céder. Dans le récit amoureux, il y a comme la présence
d’une destiné, une attirance, une force plus grande auquel aucun des deux ne
peut résister, tout comme Roméo oublie vite Rosaline dès qu’il pose les yeux
sur Juliette.
La
première sensation n’est pas agréables, les symptômes sont ceux d’un état
fébrile, presque comme une maladie : augmentation du rythme cardiaque, suée,
vertiges… Puis tout devient plus léger, les sens sont aiguisés, on perçoit
mieux les couleurs, les sons, les odeurs. Les parfums peuvent aider à cet
enivrement. Ensuite vient la résistance ou l’abandon. Enfin arrive la
détermination. Cette rencontre doit se faire et elle se fera.
Objectif 1 : Vous êtes invité(e) à un bal. Parmi la foule, vous
rencontrez une de ces personnes et vous en tombez follement amoureux(se).
Décrivez
les différents stades :
1) Le choc / 2) Les sensations démultipliées / 3) La résistance ou l’abandon / 4) La
détermination
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- Les
premiers instants d’intimité - La technique du blason.
Au
Moyen âge dans les romans courtois de la chevalerie puis plus tard pendant la
renaissance, les poèmes amoureux mettaient en valeur le corps de la femme,
partie par partie. Le corps de l’autre était découpé et chaque élément se
trouvait comparé aux éléments les plus nobles. Proche du fétichisme, on
s’attachait à une partie du corps et on exprimait poétiquement ou non
(contre-blason) la fascination qu’on pouvait avoir pour cette partie du corps,
une partie du corps qu’on a envie de toucher, de serrer, d’embrasser.
Objectif 2 : Vous êtes sorti€ sur le balcon. La personne
est là. Vous êtes seuls, vous échangez les premiers mots. Votre regard se pose
sur une partie de ce corps. Vous êtes fasciné, en décrivez les courbes, la
texture, comparez à des éléments nobles (fleurs, bijoux, éléments naturels,
pierres précieuses…) (ou à l’inverse, dans le cadre du contre blason, vous la
comparez à des éléments moins nobles pour créer le rire.) Puis vous décrivez
votre attirance.
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- L’état de manque – La douleur psychologique et
physique
L’amour est la plus grande
des drogues euphorisantes. En être privé subitement plonge notre être en état
de manque évident. Le doute s’installe, on se remet en question. A la douleur psychologique
s’ajoute la douleur physique, le corps réagit avec d’autant plus de violence
que le sentiment d’attraction a été fort. C’est la source de la plus grande
partie de notre création poétique. Le poète est dans la souffrance, il se
nourrit de ses sentiments pour créer la poésie.
Objectif 3 : Vous êtes rentré(e) seul(e) chez vous. Vous avez
donné votre numéro mais êtes dans l’incertitude qu’il/elle vous rappellera.
Vous vous couchez et passez une très mauvaise nuit à ressasser votre rencontre,
à douter. Vous vous tournez et retournez jusqu’à ce que vous finissiez par
ressentir la douleur physique de la peur du rejet.
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- Opération séduction – Reprendre contact et avouer
ses sentiments.
Tout le monde n’a pas un Cyrano parmi ses amis pour
séduire la belle Roxanne de sa prose et mettre des mots sur la complexité des
sentiments est une tâche ardue.
Objectif
4 : Nous allons essayer
deux exercices ici : Pour le premier, nous allons essayer une lettre en
prose. Pour le deuxième, je vous demande un petit poème de deux quatrains. Dans
chacun des exercices, vous parlez de l’être aimé et des sentiments qu’il/elle a
su faire naitre en vous.
Lettre
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Poeme
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- Les retrouvailles et le premier baiser
C’est l’instant magique des contes de fée. Il faut
choisir une ambiance, une heure, un lieu, étendre le moment du récit comme si
le temps suspendait son vol, il ne faut pas se précipiter sur l’action et
bâcler le tout en deux lignes. Il faut visualiser, savourer, s’attacher au moindre
détail sans le rendre ennuyeux (le détail doit concerner l’autre et non ce que
cette personne a dans son assiette ;)
Objectif
5 : construisez une ambiance
pour ce premier baiser et racontez le déroulement en prenant le temps de
savourer chaque instant. Le récit peut glisser dans le récit sensuel des
sensations intimes voire, si vous en avez le « courage » et que vous
surmontez vos tabous, il peut glisser dans le récit érotique. Les plus grands
auteurs s’y sont essayés avec plus ou moins de talent, de Maupassant à Musset,
de Verlaine à Dumas, de Hugo à Baudelaire, le récit érotique ne doit cependant
pas être exclu de sentiments car nous ne serions plus dans le récit amoureux.
Nous sommes au 21eme siècle et nous savons ou peut mener un premier baiser…
Un lieu :........................................................................................................................................................................................
Une heure /moment de la journée :..........................................................................................................................................
Une luminosité :..........................................................................................................................................................................
Le temps :....................................................................................................................................................................................
Les odeurs :.................................................................................................................................................................................
Les sons/ Musique :..................................................................................................................................................................
Les couleurs :..............................................................................................................................................................................
Les sensations :..........................................................................................................................................................................
A vous è......................................................................................................................................................................................... ...........................................................................................................................................................................................................
- Une histoire d’amour doit avoir des complications :
Sinon, ce ne sera qu’une nouvelle ou un poème. Il y a
deux possibilités : soit la complication est temporaire et le couple la
surmontera, ce qui donnera une véritable histoire romanesque (époque plus
moderne, comédie romantique ou romans à l’eau de rose). Soit la complication
est insurmontable et donnera à votre couple la dimension tragique de tous les
plus grands écrits classiques.
La plus classique des complications est le mauvais
timing, le malentendu. (perte du numéro, mauvaise interprétation de signes,
retards, se croiser dans un lieu et ne pas se voir, lecture d’un message sur un
téléphone, ragots de personnes maladroites ou malintentionnées…)
Il peut y avoir des complications externes au couple
(guerres, épidémies, rivalités familiales, accidents, union antérieure…) Ces
complications sont source de disputes, de ruptures, de tentatives de meurtre
passionnel ou de suicide. N’hésitez pas à donner une dimension épique à votre
récit.
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- Le dénouement – Choix Cornélien.
C’est à vous de choisir sans vous laisser influencer
par un dénigrement mal placé et réducteur des classements littéraires. Il n’y a
pas de hiérarchie dans le plaisir et encore moins dans le plaisir d’écrire. A
vous donc de choisir si votre histoire se termine bien ou mal.
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- Eloignons nous un peu de vous maintenant.
Si j’ai choisi de vous mettre au cœur de l’histoire
c’est qu’il est plus facile de faire appel à des sentiments que nous avons
expérimenté nous même.
Cette fois-ci, je vais vous demander de raconter
l’histoire de ces couples en changeant d’observateurs :
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Raconté par la femme
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Raconté par l’homme
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Raconté par l’ex de l’homme
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Raconté par le fils de la femme
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- A vous !
Pour le mois prochain, écrivez votre propre histoire,
histoire romantique, épique, tragique, comique. Que vous soyez au cœur de
l’intrigue ou que vous créiez vos personnages de toute pièce, vous devez aimer
ces personnages pour leur donner vie. Un personnage sans sentiments, sans amour
n’est qu’un robot et un personnage n’en sera que plus attachant s’il vit l’émoi
d’un amour passionné. Bon courage J
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Atelier d’écriture décompléxée
Atelier 7
La Folie.
« Il y a de la méthode dans sa folie »
disait le conseiller Polonius en parlant de la folie du jeune Hamlet. La folie
dans l’écrit fascine car elle nous permet de dépasser toutes les limites. Il
existe deux façons de l’aborder, soit de la façon la plus angoissante, ce qui
est le choix du récit fantastique ou dramatique que nous avions déjà un peu
abordé. Ou bien de la façon humoristique dans le récit de l’absurde. Mais dans
tous les cas, la folie est l’occasion de faire passer un message plus profond.
Traditionnellement, dans le théâtre, le fou ou le bouffon faisait non seulement
office de soupape humoristique lors de situations dramatique mais il était
aussi le vecteur de vérité, le miroir que l’on tend aux puissants pour leur
rappeler qu’ils sont eux aussi mortels.
Dans cet atelier, nous allons explorer plusieurs
dimensions de la folie, à nouveau parcourir les montagnes russes des
sentiments. Cette étude ne sera pas exhaustive car la folie n’a de limite que
celle de votre imaginaire. Vous allez devoir donc vous entrainer à lâcher prise,
combattre vos angoisses personnelles ou votre peur du ridicule. La folie
n’accepte aucune limite, aucun frein, aucun tabou.
I)
La folie angoissante
Pour explorer ces différentes folies, nous allons
utiliser deux méthodes différentes. Pour ce premier chapitre, puisque nous
l’avons déjà abordé dans l’atelier du fantastique, vous allez devoir créer
votre histoire à partir d’une amorce que je vous impose. Il peu exister deux points
de vue différents. Soit un éclair de lucidité nous fait comprendre que nous
sommes fous, soit nous sommes spectateurs impuissants de la folie des autres.
1) Le double.
Que
l’on peut aussi appeler Némésis ou Dopplegänger. C’est cet inconnu que nous
somme le seul à voir et qui nous persécute ou bien ce dédoublement de la
personnalité qui peut nous faire croire à la possession. Comment s’en rend-t-on
compte ? On perd une partie de notre réalité, on se retrouve dans un
endroit où on ne se souvient pas être venu, on voit une personne qui nous
ressemble étrangement, le reflet de notre miroir se met à bouger de manière
autonome, on a des gestes incontrôlés, des paroles qui ne sont pas nôtres.
L’origine de cette folie, si elle n’est pas surnaturelle s’explique souvent
lorsqu’il y a un conflit intérieur, subconscient entre ce que l’on présente, sa
personnalité « sociale » et des instincts plus primitifs qu’on
cherche à assouvir. Ce combat intérieur mène souvent à l’autodestruction.
Je
vous propose d’explorer la situation interne et externe. Continuez ces
histoires…
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La
fièvre ne m’avait pas quittée depuis ce coup de téléphone de la police. On
m’avait convoqué pour répondre à quelques questions. Des témoins m’avaient
aperçu non loin de l’endroit où on avait retrouvé un corps sans vie. Comment
était-ce possible ? C’était forcément une erreur. Je m’approchai du
lavabo pour me rafraichir les idées Le miroir me renvoyait un reflet peu
flatteur, les yeux cernés de noir, les joues creusées. Puis je reculai
d’horreur. Non, je n’avais pas rêvé. Mon reflet affichait bien un rictus
cruel qui ne m’appartenait pas ……………………………….........
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« Lâche
ce couteau ! Tu vas te blesser ! »
Il
leva vers moi un visage désespéré.
« Je
ne peux pas, ils ne veulent pas !
-
Qui ? Mais qui donc ?!
-
… Ceux qui sont dans ma tête… »
…………………………………………..
|
2) Les visions
Les
visions sont d’origines multiples. On peut imaginer voir des choses dans notre
monde, un peu à la façon Ally MacBeal qui est poursuivie par un petit cupidon,
s’imaginer grandir ou rapetisser, parler à des personnes qui ne sont pas
censées être là. Puis il y a les visions avec le déplacement de la personnalité
entière, dans l’espace où on se retrouve immédiatement à des milliers de
kilomètres de là on carrément dans un autre monde, comme Alice au Pays des
Merveilles. Ou bien dans le temps, dans un futur apocalyptique ou bien dans une
vie antérieure. Cette folie peut s’expliquer à cause d’une angoisse
personnelle, sentiment de persécution, constat d’échec d’une dimension de sa
vie, ou bien à cause d’angoisses crées par la société qui nous entoure, d’où la
vision apocalyptique, certitude que le monde court à sa perte.
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Je
n’avais pas rêve. Ce chien m’avait donc parlé. Je me retournai, personne ne
semblait s’en étonner. Ne le voyaient-ils pas ? Ne l’entendaient-ils
pas ? Est-ce que je perdais la tête ?
« Bon,
tu vas te décider à me suivre ou non ? »
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« Debout !
Ne reste pas là ! »
J’étais
abasourdi. Mon dernier souvenir était cette voiture qui m’avait percutée et
en ouvrant les yeux, je découvrais ce paysage de destruction. Que se
passait-il ? Je me recroquevillais derrière ce mur à la prochaine
explosion, je baissais les yeux, tombait sur un journal déchiré et frémit en
voyant la date… 12 avril 2025…
|
3)
La
transformation.
Vous
avez tous lu Ionesco, Kafka, vous avez certainement vu La Mouche… La
transformation fait partie des situations les plus angoissantes car elle se
fait toujours en une chose qui nous révulse. La transformation peut être
invisible aux yeux des autres car elle est la manifestation d’un esprit
tourmenté par un sentiment de culpabilité ou de rejet de soi ou des autres. On
peut voir la transformation chez les autres et chercher à les détruire ou en
soi et aller vers l’auto-destruction.
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Un
frisson d’effroi parcourut mon corps tout entier. Pourquoi personne d’autre
ne semblait avoir remarqué ce sourire carnassier et ces dents acérées. Elle
n’était plus celle que je connaissais. C’était une autre. Son regard se posa
sur moi et me pétrifia. Elle était devenue comme les autres. Elle allait
chercher à me tuer…
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Non,
il faut que tu me croies ! La nuit des ailes me poussent dans le
dos ! C’était tellement douloureux les premiers jours mais je me sens de
mieux en mieux. Je sens que quelque chose est en train de changer en moi….
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II)
La folie de l’absurde.
Ce
genre de folie consiste à ne plus se poser de questions. L’angoisse du doute et
de la peur de ce qu’on ne connait pas disparaît et on accepte tout ce qui peut
être incohérent comme réel et naturel. C’est le monde des enfants et de
l’imaginaire, c’est le pays des merveilles d’Alice où les repères de temps et
d’espace n’ont plus aucune logique. Et cela ne doit pas nous perturber le moins
du monde. Cela permet d’ouvrir les horizons de l’imaginaire et d’inventer des
mondes nouveaux.
a) Un monde sans dessus-dessous.
Ici
nous pouvons jouer avec le temps et l’espace comme les escaliers qui semblent
monter mais nous font descendre ou bien qui bougent comme dans Harry Potter, il
n’y a plus de gravité et nous pouvons marcher au plafond, il peut exister une
13eme heure, il peut y avoir deux lunes, le ciel peut être rouge et comme le
lièvre de mars, au lieu de fêter nos anniversaires, nous pouvons souhaiter un
joyeux non-anniversaire. Les objets peuvent être immenses ou minuscules, ils
peuvent être doués de vie et bouger, ce qui est solide peut devenir liquide
comme dans les tableaux de Dali. La limite n’est que celle de votre capacité à
inventer de nouveaux codes et détruire ceux que vous avez toujours connus.
A
vous de nous présenter ces mondes puis inventez le votre
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Votre monde
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b) Des êtres inattendus
Comme
pour les paysages, que ce soit les protagonistes, humains, animaux, plantes ou
objets, tous peuvent parler, bouger penser, se côtoyer, changer de forme, de
langage. Les Britanniques sont les champions de l’humour absurde, comme les
Monthy Pythons et leur lapin sanguinaire de Sacré Graal par exemple. Laissez-vous
également porter par l’incongruité des situations possibles et présentez nous
ces personnages comme je le fais avec le premier exemple
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Norbert
est un Gobbledygook très gentil. Il est réputé parmi les siens pour être un
grand sage d’une grande connaissance, le problème c’est comme il a sa langue
dans sa poche, il a de grandes difficultés à communiquer et tandis que les
autres de sa tribu ont le cœur sur la main, lui, n’a pas les yeux en face des
trous… La vie n’est pas toujours très facile…
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c) Qu’allez-vous faire de ça ?
Pour
cet exercice, je vais vous donner une liste de mots imposés et une situation
d’amorce. A vous de vous laisser glisser dans l’absurde.
1) Dans un grand restaurant.
guérilléro
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catapulte
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revenante
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ficelle
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bague
|
moqueur
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couple
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rose
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ver
de terre
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rame
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2)
Sur la planète Mars
épluchure
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empereur
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facture
|
facteur
|
éléphant
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rafale
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rouflaquettes
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déprimé
|
canari
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périodique
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3)
Sur une plage
percepteur
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épiler
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marmotte
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fétichiste
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météorite
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prédicateur
|
tondeuse
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gomme
|
fête
|
Fard
à paupières
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4)
Au fond d’un lac
mouette
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carotte
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homicide
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épingle
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migraine
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voiture
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déloyal
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gaine
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chêvre
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étincelant
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5)
Sous votre lit
concert
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joufflu
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périmé
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hypnotiseur
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excuse
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chevalier
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chat
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chatouiller
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hélice
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manifestation
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A votre tour maintenant ;)
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Atelier d’écriture décompléxée
Atelier 8
L’Heroic Fantasy
« Il était une fois… »
« Maman, raconte-moi une histoire ? » Le merveilleux est
très souvent notre premier contact avec la fiction de ce genre, ce sont les
contes de notre enfance, puis les épopées de nos aventures d’adultes dans les
fictions de l’« Heroic Fantasy » (Le Seigneur des Anneaux, Bilbo le
Hobbit, Le Trône de Fer, Willow, Eragon, Narnia, Donjons et Dragons…)
Le monde de l’héroic fantasy est
peuplé d’être imaginaires mais qui ont été tellement développés au fil des
années qu’ils suivent un code bien précis, au point d’en avoir fait un genre à
part entière.
L’action est très souvent située
dans un monde médiéval (médiéval fantastique), soit celui des légendes
ou bien d’un monde parallèle avec sa propre cartographie. Comme pour le
fantastique, l’auteur doit rendre ce monde le plus crédible possible et si
certains éléments doivent être utilisés, certains codes respectés, l’auteur
peut se permettre de créer une terre, un continent avec ses reliefs et ses
océans, de créer différents peuples et même inventer de toute pièce un nouveau
langage qu’il décrira bien sur comme un langage perdu des temps anciens.
Le but ultime de ce genre de
récit reste le même que celui des contes de notre enfance : La lutte du
bien contre le mal. L’histoire commence avec la victoire du mal et l’éveil du
héro ou de l’héroïne qui va rétablir le bien à la fin, du chaos vers l’harmonie.
Dans les contes, le personnage principal est souvent un roi déchu, une
princesse en exil, dans les autres récits, il peut s’agir d’un guerrier ou d’un
paysan qui s’élèvera en noblesse au fur et à mesure de sa quête.
Le combat se fait rarement seul.
Le retour vers l’ordre se fait souvent sous forme de quête au cours de laquelle
le personnage principal se trouve des alliés ou doit combattre des ennemis qui
vont tenter de l’arrêter dans sa mission. C’est une sorte de chemin initiatique
qui va permettre au héro de grandir, de mieux connaître sa valeur et de prouver
sa légitimité.
La magie est elle aussi
essentielle, qu’elle provienne de croyances païennes anciennes liées à la
nature (arbres parlants, montagne rugissante…), de créatures (fées, elfes,
goblins…) ou de savants (magiciens, sorcières…), elle est souvent présente sous
forme d’énergie (pour soigner ou détruire), de potions ou de transformations
(animaux, pierre, arbres…)
Si l’on trouve l’origine de ce
genre dans les récits mythologiques et les légendes, c’est après les années 50
et les écrits de Tolkien que ce genre prend un véritable essor. On le retrouve
dans les romans spécialisés, mais aussi dans les films, les jeux de rôle, les
bandes dessinées et les jeux vidéos. Il fédère des aficionados de tous âges qui
peuvent aller jusqu’à y vouer un véritable culte.
Au bout du compte (ou du conte),
ce qui reste est le message moral, la mise en valeur de l’amitié, la fidélité,
le courage, la compassion, l’amour, le don de soi et bien d’autres encore...
Les créatures non humaines
Le bien
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Le mal
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Les fées
Etre féminin ailé, de la taille
d’une fleur et dotée de pouvoir magiques.
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Les trolls
Sont
plutôt farceurs, mal élevés, sales que méchants. Ils sont cependant
facilement corruptibles.
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Les elfes
Peuple habile de la forêt aux
oreilles pointues. Vivent plusieurs siècles en gardant souplesse et éternelle
jeunesse.
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Les géants et ogres
Force
brute. Ils sont souvent aussi bêtes et méchants qu’ils sont grands. Ils sont
aussi lents ce qui fait d’eux finalement des cibles faciles.
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Les hobbits
Peuple de nains de la Conté,
aux pieds nus et poilus, bons vivants, pacifistes et généreux
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Les orcs
Guerriers
dangereux, anciens elfes ou humains transformés en créatures du mal. Ils sont
vifs, puissants, cruels et implacables. Les plus dangereux de ces créatures.
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Les nains
Peuple
guerrier et gardien des mondes souterrains. Mineurs. Ont mauvais caractère
mais sont fidèles en amitié.
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Les goblins
Sont très doués pour obéir
aveuglément car sont d’une bêtise sans nom. Ils sont sales et désordonnés.
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Les licornes
Animal
mythique virginal, représentant la pureté. Si l’animal est fragile et
facilement victime du mal, sa corne peut être la source d’une magie
puissante.
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Les dragons
Etre
mythique souvent associé au diable, souvent combattu au moyen âge par les
chevaliers. Souvent utilisé comme monture. Son feu est destructeur.
|
Pour faire connaissance avec ce
monde, nous allons jouer à un petit jeu.
Vous allez tirer chacun 7 cartes
à plusieurs reprises (3 fois) et inventer une histoire à partir de ce qui vous
est imposé.
personnage
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lieu
|
objet
|
aspect
|
événement
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interruption
|
fin
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personnage
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lieu
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objet
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aspect
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événement
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interruption
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fin
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personnage
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lieu
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objet
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aspect
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événement
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interruption
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fin
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........................................................................................................................................................ ........................................................................................................................................................
Maintenant
mélangeons toutes les cartes et créons une histoire tous ensemble.
A présent, construisons votre
projet du mois prochain :
- La création de votre monde :
Regardez les cartes fournies sur
la dernière fiche.
Sur la première image, vous
retrouverez les mondes imaginaires les plus célèbres. La deuxième carte vous
appartient. Imaginez des noms et des peuples qui l’habitent.
- Les différents peuples
Choisissez de créer au moins
trois peuples différents en plus d’un peuple humain et décrivez- les avec
précision. Il faut au moins que le déséquilibre, le chaos, le danger viennent
de quelque part, ne l’oubliez pas.
Nom
|
Description
(physique, histoire, pouvoirs)
|
Relation avec les autres
peuples
|
|
Les humains
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Peuple 1
|
|||
Peuple 2
|
|||
Peuple 3
|
- Une langue mystérieuse.
Pour créer une prophétie, c’est
souvent la langue des anciens que seuls des savants utilisent ou bien un peuple
isolé.
- Il peut y avoir des mots inventés (langage elfique de Tolkien)
|
(Ainulindalë « musique des Ainur » ; Eldamar « demeure
des Elfes » ; Helcaraxë « chaos de glaces » ; Ilúvatar « père
de tout » ; Oiolossë « neige
éternelle » ;Ondolindë « roc chantant » ; Turambar « maître
du destin » ; Valinor « pays
des Valar » ; Vingilot « fleur
d'écume » ; Yavanna « donneuse
de fruits »)
- Il peut avoir une calligraphie particulière
- Les personnages maléfiques et
l’origine du chaos
Une sorcière
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Un démon
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Un peuple guerrier
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Un roi
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Un être invisible
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Ce personnage maléfique s’entoure
souvent d’êtres faibles, peu intelligents et violents. Il peut les manipuler
soit par la magie, soit par le chantage ou en se servant de leurs faiblesses.
Son but est d’assouvir et de détruire. Il est le symbole du néant, de l’absence
d’imaginaire qui grignote ce monde lorsque nous grandissons, oublions nos rêves
d’enfants. Il est la maladie, la lèpre qui gagne du terrain jusqu’à ce que le
héro fasse son apparition.
- Les héros.
Un roi déchu
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Une princesse en exil
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Un paysan
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Un guerrier solitaire
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Un criminel en fuite
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Le héro est souvent isolé au
début de l’histoire, victime de malchance ou ignorant de ses origines jusqu’à
ce que l’on vienne lui dévoiler sa destinée. Le poids de ce destin est souvent
quelque chose d’effrayant, il le refuse avant de se faire une raison et
découvrir peu à peu sa noblesse d’âme et que les espoirs qu’il peut lire dans
les yeux des autres ne sont pas une chimère. Il peut passer par des phases de
doute, avoir l’impression d’être un usurpateur, surtout face à l’échec (car il
ne peut pas tout réussir du premier coup, ce serait ennuyeux) d’où l’utilité de
fidèles compagnons ou d’un mentor, plus sage, un magicien par exemple.
- Le voyage
Doit être entrepris comme un
voyage initiatique qui va permettre aux personnages de se dévoiler soit dans le
bon ou le mauvais sens, prouver un courage encore insoupçonné ou faire preuve
de lâcheté, de cupidité ou de cruauté. Le choix des paysages est également
important, il existe des lieux de paix ou des lieux d’épreuve (passage d’une
montagne immense ou cavernes lugubres). Les déterminer à l’avance sur votre
plan (l’itinéraire surtout) peut vous aider à construire votre histoire. A
savoir que les épreuves doivent aller en se complexifiant pour atteindre son
apogée dans une bataille finale entre le héro et l’être maléfique.
Une
montagne
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Un souterrain
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Un marécage
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Une foret
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Une gorge
|
- Les rencontres
Au fur et à mesure du voyage, le
héro rencontre différentes personnes, certaines amies ou d’autres ennemies. Ces
différentes rencontres vont le ralentir ou l’aider à retrouver du courage. Il
ne faut pas dévoiler à l’avance tous ses personnages pour garder le suspense au
maximum. Attention également aux fausses apparences, un criminel peut se
révéler être un allié de poids et un séducteur peut se révéler être un traitre
manipulé par les forces du mal. Il ne faut surtout pas dévoiler toutes vos
cartes dès le début. La tromperie fait partie du jeu.
Un animal parlant
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Une
aubergiste
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Un vieil(le) homme/femme
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Un voleur
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Un ermite monstrueux
|
- Le dénouement final
Il s’agit souvent d’un combat,
soit physique (épique : armée contre armée / dramatique : le héro
contre l’être maléfique) ou soit intellectuel (la ruse l’emportant sur la
force, la magie blanche plus forte que la magie noire…etc…)
La disparition du chaos laisse
très vite la place à une harmonie idyllique : « Ils vécurent heureux
jusqu’à la fin des temps ». Ce qui se passe ensuite nous importe
peu, les gens heureux et sans épreuve ne sont pas de bons héros
d’ « héroic fantasy. »
A vous de jouer maintenant J

Atelier
d’écriture décompléxée
Atelier 9
Le
récit Historique
Il existe deux styles de récits
historiques. Celui écrit il y a fort longtemps au point qu’il gagne un
caractère historique, un témoignage d’une époque plus ou moins lointaine, et le
récit écrit à notre époque contemporaine mais désireux d’explorer une époque
particulièrement appréciée ou bien éclairante à propos de notre vie actuelle.
Pour écrire une histoire dans le
passé, on ne peut pas se permettre de laisser notre imaginaire vagabonder
n’importe où. Ce n’est pas un récit fantastique et encore moins un récit de
fantasy. Il faut donc au préalable avoir une assez bonne connaissance de
l’époque et de la civilisation dans laquelle vous voulez planter cette histoire
ou bien (pour les plus malins) choisir une période assez obscure pour pouvoir
créer votre version de l’histoire sans pour autant verser dans les
anachronismes.
Les anachronismes sont les pièges
à éviter absolument, à moins de rechercher un récit qui va tomber dans
l’absurde. Si Jules César, avant de se lancer dans la bataille regarde sa
montre bracelet, le lecteur va soit être consterné ou aura un fou-rire car à moins d’avoir introduit dans le récit
une machine à explorer le temps, César n’a à aucun moment eu la chance de
connaître ce qu’est une montre.
Une fois ces pièges évités et
après une recherche minimale sur la période choisie (ou plus approfondie pour
les passionnés), le récit historique vous permet toutes les aventures. Vous
pouvez choisir la dimension policière comme Jean François Parrot et son Nicolas
Le Floch, le récit de voyages et d’aventures comme dans les romans de Jules
Vernes ou de Stevenson, la dimension épique et héroïque comme dans les récits
de Bernard Cornwell et son héro Richard Sharpe qui combat de bataille en
bataille Napoléonienne, ou bien explorer des destins romantiques comme Victor
Hugo l’a fait pour Notre Dame de Paris ou Henri Troyat dans La
Lumière des Justes… Vous pouvez également choisir d’être un observateur
extérieur, venant d’une autre époque, comme
le personnage d’H.G. Wells et sa Machine à Explorer le Temps.
Il vous faut donc construire une
histoire, créer des personnages mais dans un cadre pré-établi et avant donc de
chercher de quoi parlera votre histoire, il vous faut faire des choix.
1. Quelle
partie du
monde ?....................................................................
2. Quelle
civilisation ?
sauvage
|
primitive
|
éclairée
|
dominante
|
en déclin
|
3. A l’écart
ou au cœur de grands événements?......................................
4. Personnages
historiques ou plus anonymes ?.......................................
5. choix du
récit annexe :
aventure
|
exploration
|
épique
(grands bouleversements)
|
romantique
|
quotidien
|
6. Votre
personnage est il extérieur à cette époque, civilisation ou en fait-il
partie ?......................................................................................................
7. Votre
personnage a-t-il une influence sur l’histoire (grand personnage historique) ou
bien n’est-il qu’un spectateur ou acteur
involontaire ?.....................................................
Maintenant, travaillons sur les
anachronismes. Voici plusieurs récits situés dans les époques de ces images.
Relevez ce qui n’est pas crédible.
![]() |
Le grand pharaon regarda la
foule amassée de son regard courroucé. Ils étaient venus nombreux de l’Egypte
entière, en chaloupe en longeant le Nil, jusqu’au Caire.
« Nos esclaves se sont
enfuis en Israel! Ils ont suivi ce faux prophète! Quiconque osera défier à
nouveau le grand pharaon se verra condamner à la pendaison! »
Et pour ratifier cette
déclaration, on lui tendit une feuille qu’il parapha de son nom.
|
![]() |
« Par Zeus! Ils sont si
nombreux »
Le centurion tourna un visage
pâle vers ses généraux. Il en avait connu des combats sous les ordres du
grand Marc-Aurèle, il avait participé à la guerre des gaules, assujettissant
ainsi le peuple de France, il avait battu les germains en Allemagne et les
espagnols. Mais ces hommes peints en bleu le glacèrent d’effroi.
|
![]() |
Le roi Henri VIII avait convié
ses amis les plus proches à un banquet des plus raffinés. De partout les
couleurs et les effluves émerveillaient les convives. Là de belles tomates,
ici de belles pommes de terres rissolées dans le jus du cerf abattu le matin
même et en dessert, ces succulentes bananes arrosées généreusement de
chocolat et surmontées de chantilly légère.
|
![]() |
« Ma reine, »chuchota
De Fersen à l’oreille de Marie-Antoinette, « Eclipsons nous pour cette
nuit, laissez moi vous guider au cœur des merveilles de ce grand Paris.
Suivez-moi jusqu’à l’Opéra et remontons jusqu’à la Madeleine, redescendons
jusqu’aux Champs Elysées et sous l’Arc de Triomphe, nous retournerons vers la
Seine pour contempler le reflet de la lune sous la Tour Eiffel. »
|
![]() |
« Pour qui voterez-vous ma
chère?
- C’est en effet une question
bien délicate. Les candidats pensent que les femmes feraient mieux de rester
dans leur cuisine avec leur micro-ondes, leur aspirateur, le frigidaire et
leur cocotte minute. Moi je vous dis, si ça continue, je reste devant ma télé
avec mon i-phone à portée de main et je laisse le repassage à mon
mari!! »
|
Dans ces images saurez-vous les
repérer ?
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
A vous d’imaginer ce que ces
images vous inspirent :
Qui sont ces personnages, que
font-ils là, quelle est leur histoire dans la grande Histoire ?
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Finissons de construire vos
personnages en choisissant le contexte historique plus précis :
1. Une
civilisation (au sens large, soit par désignation géographique, soit par
culture):
France
|
Royaume
uni
|
Pays
Scandinaves
|
Europe
centrale
|
Russie
|
Chine
|
Afrique
noire
|
Romains
|
Incas,
Aztecs, mayas
|
Amérindiens
|
Hindous
|
Grecs
|
Perses
|
Egypte
|
Espagne
|
Amérique
|
Peuple
nomade
|
Afrique
du nord
|
Inuits
|
Australie
|
2. Une époque
ou un événement :
Préhistoire
|
Antiquité
|
premier
millénaire
|
Moyen
âge
|
Renaissance
|
18eme
|
19eme
|
20eme
|
21eme
|
Guerre
|
Conquête
|
Croisade
|
Exploration
|
Diaspora
|
Révolution
|
Commerce
|
Piraterie
|
Rébellion
|
Grandes
épidémies
|
Grandes
découvertes
|
Maintenant,
effectuez quelques recherches et bonne écriture J



























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