Les Histoires de Michelle




Histoires
des Châteaux
Beau-Soleil et Bonséjour
(2012-2014)



Chapitre01




Il était une fois….

…Un Prince prénommé Orius, fils d’un Roi et d’une Reine sans histoires et très aimés de leur peuple. 

Orius, âgé de 18 ans au moment des faits, décide de se rendre incognito à la fête du village à la nuit tombante sous une lune rousse.

La musique à pleine puissance entraine tous les villageois dans des danses joyeuses.

Autour de la place, des échoppes de nourriture où grille de la viande à côté de tartes et de fruits ; plus loin des tissus de couleurs vives, des poteries et bien d’autres articles, apportent un air de gaité.

Des rires se font entendre de tous bords, mais soudain des éclats de voix fusent suite à une altercation.

Attiré par cette rumeur, le Prince s’avance et surprend un groupe de six jeunes gens agressants une demoiselle.

L’un d’eux porte au visage une vilaine cicatrice et a l’air méchant; un deuxième, costaud, retient la jeune fille aux yeux bleus perçants; un troisième, édenté, au regard mauvais, le soutient en tapant des mains; les trois autres regardent.

 Le sang du Prince ne fait qu’un tour, il se précipite sur les agresseurs et assène un magistral coup de poing au mécréant. Les autres, voulant lui venir en aide, tournèrent la tête aux bruits de pas et virent la garde du Roi se diriger vers eux.

Le chef s’adressa au Prince Orius et lui proposa de l’aide. Aussitôt, les six malotrus filèrent à toutes jambes sans mot dire :car il s’agissait bien du Prince qu’ils n’avaient pas reconnu.

La jeune fille aux cheveux longs et bruns et aux yeux bleus était très attirante.

Durant son enfance, moquée par tous à cause de son pouvoir de médium, elle s’était jurée de se venger un jour, et se jour paru arrivé.

Remerciant le Prince de l’avoir secourue, elle se présenta :

-         « Je me prénomme Mélusine ».

Le Prince Orius, qui trouvait tout à fait normal d’aider une personne en mauvaise situation, la salua et partit.

Restée seule, Mélusine se dit qu’elle aimerait bien revoir ce beau  et séduisant Prince sauveur. Il allait falloir provoquer une nouvelle rencontre pour lui attirer ses faveurs…

Elle savait que le Prince demeurait au Château Bonvoisin, qu’il se promenait parfois aux alentours et qu’il suffirait de s’y rendre régulièrement pour croiser son chemin.

Elle forcerait le destin en le retrouvant et lui offrirait peut-être un médaillon contenant un filtre d’amour.

Alors, peu de temps après cette aventure, elle mit son plan à exécution et alla se promener près du Château, mais n’y rencontra personne.

- « Pas grave », se dit-elle, « je reviendrai !!!!!!! »

Deux jours plus tard, elle retourna sur les lieux et arriva juste au moment où le Prince rentrait en sa demeure. Elle ne le vit que de dos.

Elle laissa passer une semaine et en fut récompensée, car en arrivant sur place,  elle se retrouva face au Prince. Un peu surprit de cette visite, il la reconnu et pu l’observer plus attentivement. Il la salua et la trouvant éclatante de beauté.

Comme il faisait chaud, il l’invita à se désaltérer. Elle accepta l’invitation, toute heureuse de l’occasion.

Le Château était magnifique, d’un gout raffiné. Elle s’imaginait déjà déambulant dans les différentes pièces vêtue de magnifiques robes.

Un domestique leur servit un breuvage délicieusement rafraîchissant ; le Prince, légèrement tourné, ne vit pas qu’elle en profita pour verser un filtre d’amour dans sa timbale.

Ils dégustèrent avec plaisir la boisson, et le Prince ne put décrocher le regard de la belle qui était aux anges.

Avant que ne tombe la nuit, elle prit congé et le Prince promit de bientôt la revoir.

Le Prince Orius passa une nuit très agitée en pensant à la si belle jeune fille. Le lendemain il n’eut de cesse que de se rendre à ses côtés au plus vite.

Il retourna au village, se renseigna à droite et à gauche, et finit par obtenir les informations recherchées. Avec hâte il se rendit au village voisin où Mélusine demeurait, mais ne put lui parler car elle était aux champs à cueillir des fleurs pour préparer des tisanes.

Il suivit la direction indiquée par des paysans voisins et trouva effectivement Mélusine avec des brassées de fleurs.

Constatant la réussite de son entreprise, elle l’accueilli d’un grand sourire.

Le Prince n’avait qu’une envie: la prendre dans ses bras pour l’embrasser ! Mais pour ne pas l’effrayer, il lui baisa la main et chercha à l’aider. Ils firent ensemble le chemin du retour.

Arrivés chez elle, il lui proposa un rendez-vous au Château pour le déjeuner du lendemain puis prit congé. Toute heureuse, elle songeait déjà à ce qu’elle porterait pour mettre en émoi le beau Prince.

Tout gai, il rentra au Château où la nuit lui parue interminable, le jour venant  trop lentement à son gout, la matinée fut longue !

Enfin l’heure approcha, il se prépara pour aller au-devant de la belle et l’accueillir.

En la voyant si éclatante, le Prince fut hypnotisé un instant, puis reprenant ses esprits ne put s’empêcher de l’embrasser.

Marchant côte à côte, il ne cessa de tourner la tête pour l’admirer tant elle rayonnait de beauté.

Arrivés au Château, il la pria d’entrer et la fit s’asseoir dans un très grand  et superbe fauteuil tout moelleux. Ils parlèrent de choses et d’autres.

Le Prince vint s’asseoir tout près, pour se blottir contre elle. Tout chaviré le Prince n’envisageait plus la vie sans elle : ils échangèrent un long baiser et promirent de se revoir sans tarder.

Lors d’une visite de ses parents, il les informa de sa récente rencontre et les invita  pour faire plus ample connaissance

Le Roi et la Reine pensèrent à la perspective d’un mariage.

Le Prince et Mélusine se virent et se revirent, mais Mélusine ne souhaitait pas précipiter les choses. Une fois mariée elle ne serait plus complètement libre pour poursuivre ses incantations et autres actes de sorcellerie.

Mais l’envie de rester aux côtés du Prince Orius était plus grande !

Alors, avant de s’engager dans cette relation, elle demanda au Prince la permission d’avoir une pièce pour elle seule afin de s’y reposer. Le Prince accepta, juste un peu surprît, mais n’y vit rien de bizarre

Une fois qu’elle eut obtenu ce qu’elle voulait, elle céda à la demande en mariage du Prince.

Trois mois plus tard, le mariage fut célébré et ce fut une grande fête.

Le temps passa sans ombre, les jeunes mariés passèrent des jours très heureux dans la douceur.

De temps en temps, Mélusine disparaissait dans sa pièce pour y faire des activités que le Prince ignorait, il profitait de ces moments en solitaire pour assouvir sa passion: lire.

Parfois Ils se promenaient ensemble. Le temps s’écoula tranquillement.

Au bout d’un certain temps, le Roi et la Reine signalèrent au Prince le comportement plutôt curieux de la jeune femme, mais il n’en tint pas compte, trouvant ses parents un peu trop soupçonneux et imaginatifs.

Cela dura jusqu’au jour où le Roi et la Reine furent témoins de la transformation de Mélusine, qui d’un coup devint une tigresse sur le point de les dévorer quand elle s’aperçu de leur présence.

Des appels au secours attirèrent le Prince qui par chance était à proximité. Il accouru  pour sauver ses parents, arrivant d’extrême justesse.

Sur le champ, il congédia Mélusine et la chassa du Château définitivement ne voulant plus jamais la voir.

Il présenta ses excuses à ses chers Parents qui avaient bien deviné les intrigues  de la jeune femme.

A daté de ce jour, il ne voulut plus voir personne et resta enfermé en son Château Bonvoisin.

Le temps passa…passa… 


Chapitre02

 

À quelques distances de là …



Une Princesse, prénommée Galactée, se promenait dans le village Tentus, voisin de son château Beau-Soleil. Là, un manège inactif l'attirait. Elle s'y assit quand tout à coup il se mit à tourner, tourner si vite qu'il la propulsa dans les airs.



Elle finit par atterrir sur un tournesol géant qui, tout surpris de cette visite impromptue, se pencha pour la faire descendre et en resta tout pantois.



- « Bonjour », dit à la Princesse un champignon au beau chapeau rouge à points blancs.

Elle le salua et reprit son chemin. D'un clin d'œil, un lièvre lui montra la route à suivre et l'informa qu'elle était au village Fleuriange, lieu où les fleurs sont dotées du langage.
- « Merci », répondit la Princesse.



Arrivée au pied d'un arbre, celui-ci l’invita à grimpa pour découvrir à son sommet le panorama d'un magnifique paysage enchanteur.



Pour en redescendre, les branches, d'une courtoisie remarquable, se placèrent une à une sous ses pieds. A terre une jolie jonquille la salua, puis un buisson frémissant par une légère brise la chatouilla au passage.



La mare lui proposa :

- « Venez-vous rafraichir les pieds dans mon onde! »



Plus loin une grenouille sur son nénuphar l'interpela : 

- « Auriez-vous croisé mon ami le lézard ? »

Près d’elle, des nénuphars joyeux s'adonnaient à une charmante danse aquatique.



Une fée qui passait par là tendit une galette à la Princesse. Celle-ci la croqua avidement, et s’arrêta soudain en entendant un cri :

- « AIE !!! OUIE !!! Qui veut me grignoter ? » Un petit Elfe, le bras relevé pour se protéger, sortit du biscuit.



-« Une fève vivante! » s'écria Galactée, confuse, et n'osant plus planter ses dents dans la galette. Elle fit ses plus plates excuses au rescapé prénommé Hélius devant la Fée Espiègle riant  aux éclats de sa plaisanterie.



Cette fois, la Princesse Galactée poursuivit son chemin avec le petit Elfe Hélius sur son épaule pour lui servir de guide.



- « Pas par-là! » lui cria Hélius « Non loin habite Rouge-Feu le méchant dragon de la région, qui anéantit tout ce qui s'approche de sa caverne : IL EST REDOUTABLE !!!!!!!! »



- « Nous allons traverser le village Ictéria, peuplé de nains jaunes comme les blés aussi est-il difficile de les voir ».



- « Mais ne craignez rien, Princesse Galactée, ils sont très occupés à surveiller leurs mines de crayons. Un peu grincheux, mais pas méchants et très fidèles en amitié ».



- « Nous devons retrouver votre Château Beau-Soleil ».



- « Oui, je crains de m'en être un peu trop éloignée! » lui répondit la Princesse.



- « Oh! La Fée Tiche qui s'est entichée d'un lutin coquin ! Ils en font de drôles ces deux-là…. Mais poursuivons notre route ».



- « Nous allons entrer dans le bois Cafouillis, il faut se méfier des branches qui tentent toujours de nous faire trébucher ou nous tirent les cheveux. Heureusement, le bois n'est pas très long à traverser puis nous arriverons à la clairière des quatre vents, là ça décoiffe. De magnifiques papillons très colorés se laissent porter par le vent et voltigent en tous sens ».



- « Dis Hélius, je commence à avoir grand soif ! » dis soudain la Princesse.



- « Princesse Galactée,  une source va bientôt croiser notre chemin, là nous pourrons nous désaltérer à volonté ».



- « Hélius, tu es mon sauveur ! »



- « Oh ! Princesse Galactée, non, tout simplement un Elfe attentionné ! »



- « Oui, si tu veux, crois-tu que la route est encore longue? »



- « Nous devrions arriver à destination à la fin du jour si nous ne faisons pas trop d'arrêts, mais avant, il y aura encore quelques passages difficiles ».



- « Voici la source, profitez-en Princesse et mouillez votre mouchoir. Mais ne trainons pas, sinon le serpent Thin va nous repérer ».



- « Passons ce petit pont, il nous conduira sur la rive des sauterelles mordeuses ».



- « Princesse, levez bien vos pieds, les sauterelles craignent de se faire écraser en voyant l'ombre de vos pieds redescendre sur elles ».



- « Hélius, une sauterelle vient de s'accrocher à ma robe ! ».



- « Ignorez-la, Princesse, et accélérez le pas ! ».


- « Une autre encore,… et encore une autre !!!! ».



- « Princesse, vous allez devoir leur sacrifier un morceau de votre robe pour en être libérée. Elles sont très friandes de beau tissu !
Elles sont très occupées, profitons-en, Filons ! Vite, courrez ! »

- «  OUF !!!!!! »

Grigrou
- « Que dis-tu? »
- « Rien Princesse »

Grigrou gra
- « Qu'est-ce? »
- « Je ne sais pas ! »



Grigrou ,gra,grou,gri
- « Je ne vois rien » 
- « Mon estomac qui grogne, peut-être? »



Gri,gri,gri,gra
- « Qui es-tu ? où es-tu ? Enfin ! Montres-toi ?»



Gri, gra,gra
- « Longeons le lac en évitant de pénétrer sur le royaume des fous »



Gri-gri gra
- « Regardez Princesse à vos pieds, un farfadet ! »
- « Que fais-tu là ? »



Gri gra gra
- « Que veux-tu dire enfin! »
- « Je crois qu'il veut nous informer »,
lui dit Hélius.



En se tournant, Galactée aperçu sur le lac une barque à la dérive :
- « Rien ne bouge, approchons nous ».

 
- « Attention Princesse, le bord de la rive est glissant. Prenez cette grande branche pour tenter de tirer la barque plus près. C'est bon vous avez réussi !!!! Je vais sauter à bord pendant que vous maintenez la barque ».


- « Un homme!!! Il respire très faiblement. Vite, il va vous falloir le réanimer Princesse, moi je n'ai pas suffisamment de souffle et de force, trop petit ! Tout d'abord tirez-le sur le bord de la rive et maintenant, à vous de jouer Princesse Galatée ! » 

- « Mais, Hélius, je n'ai jamais réanimé personne !!!! »



- « Et bien, c'est le moment ! »
 
- « Bon ! Essayons un massage ! Monsieur, respirez » Elle prend son souffle, « Allez Monsieur,… encore!... Allez !, un effort je vous prie,… encore une fois ouiiiii, comme ça,… allez ça vient un dernier effort. Oh! Il ouvre un œil,… oui,… il bouge, doucement, je vais vous aider à vous asseoir ».



- « Que vous est-il arrivé? » le questionna Galactée.


- « Me promenant et passant près du royaume des Fous sans le savoir, je fus surpris par un gnome qui sauta dans ma barque et me conduisit dans son village, dont j'ignorai l'existence jusqu'à ce jour. Ils désiraient tous me garder près d'eux, mais moi je voulais retourner dans mon château, si bien que l'un d'eux m'attacha et m’enferma dans une cage ».



- « Pour la première sortie que je fais depuis trois ans, ce ne fut pas une réussite !!! Comme je hurlais très fort, il m'assomma et me jeta dans ma barque, tel que vous m’avez retrouvé ».

- « Je me présente : Prince Orius du Château Bonvoisin. A qui ai-je l’honneur ?



- « Princesse Galatée, du Château Beau-Soleil ».



- « Comment ne nous sommes nous jamais rencontrés ?! ».

- « Et bien, c'est fait Princesse Galactée, et tout le plaisir est pour moi. Si vous le permettez, comme vous venez de me sauver la vie, je vous convie à vous restaurer en mon Château et d'y rester passer la nuit afin d'y prendre un repos bien mérité car il commence à se faire tard. Acceptez-vous Princesse ? »

- « Hélius, qu'en dis-tu? Nous avons encore du chemin à faire et j'avoue que, commençant à fatiguer, je trouve cette invitation fort aimable. Cher Prince c'est avec plaisir que nous acceptons votre invitation ».

Ils furent comblés par un délicieux repas au court d’une réception des plus courtoise et enchanteresse. Ils passèrent une nuit réparatrice et après un bon petit déjeuner, le Prince Orius leur proposa de les reconduire en leur Château Beau-Soleil pour être sûr qu’ils ne fassent pas de mauvaises rencontres.



Arrivés sur place, un bon repas les attendait. Après s’être restaurés, ils allèrent s'aérer dans les superbes jardins fleuris.



Depuis ce jour, sous l'œil attendri d'Hélius, ils ne se quittèrent plus. Celui-ci était tout fier d'avoir quelque peu détourné la Princesse Galactée de sa route, car il connaissait l'existence de ce bon Prince Orius et le savait seul!

Le Prince avait perdu ses parents quelques temps plus tôt, les chevaux qui tiraient leur carrosse s’étaient emballés et ce fut l’accident tragique.



Ainsi, Hélius restera pour toujours le vigilent lutin bienfaiteur des châteaux Beau Soleil et Bonvoisin.

Il sera également très protecteur quand le Prince et la Princesse auront une ribambelle d'enfants pour occuper le Château Beau-Soleil et aller changer d'air de temps en temps dans le château Bonvoisin.



Tous seront heureux dans ce paysage féérique.



Souhaitons maintenant à Hélius de rencontrer au hasard de ses promenades la jolie petite Elfe de ses rêves.



Le temps passe et voici l’arrivée d’Orian, premier enfant des Châteaux, bientôt suivi de Néon et Mélisse la petite coquine. 



CHAPITRE 03



Hélius notre petit Elfe a bien du travail avec ces trois petits diables nés de la Princesse Galactée et du Prince Orius.

Sans cesse, il court après l’un, après l’autre, et ces coquins s’amusent à lui en faire voir de toutes les couleurs. Ils se cachent partout, fond des farces.

Les journées sont bien remplies et le soir, Hélius est content d’aller passer une bonne nuit au calme.

Orian, l’ainé, un filou. Néon aux idées lumineuses. Et Mélisse sa jumelle, pleine de malice. Trois petits garnements qui n’arrêtent pas un instant, toujours en action.

Comme ils grandissent, Hélius commence à les emmener en promenade, mais pour le moment, pas trop loin du Château afin de ne pas les perdre !

Ils admirent ici une fleur qui leur sourit, là une grenouille prenant un bain de soleil, une pierre qui roule pour arriver à la rivière et s’y tremper.

Quel joli spectacle pour des enfants curieux de la nature.

Ils sont heureux de s’évader du Château Beau Soleil et Hélius est un compagnon formidable pour ces petits espiègles : il comprend bien les enfants, même si de temps en temps il grogne un peu !pour leurs bêtises. Mais avec lui, tout s’arrange car il ne dit pas tout à leurs Parents !!! Et les enfants le savent bien !!!!

Bandits, mais gentils, ils adorent passer leurs journées avec Hélius.

En balades, ils ramassent des brassées de fleurs sauvages pour les offrir à leur maman, la Princesse Galactée, heureuse de les recevoir et de les disposer elle-même dans un beau grand vase.

Dans le Château Beau Soleil aux nombreuses pièces, ces petits coquins s’amusent à faire courir leur papa le Prince Orius. Celui-ci ne demande pas mieux qu’à les chercher et à participer à leurs divers jeux, dans de grands éclats de rire.

Ensuite, un bon bain avec des éclaboussures les calmera avant le souper, puis viendra le coucher avec la rituelle  histoire, de gros bisous et de gros câlins qui  leurs apporteront une bonne nuit pleine de beaux rêves.

Enfin, dans un grand silence, le Prince et la Princesse reprennent un peu leur souffle.

Demain un pique-nique est prévu dans un champ voisin, au grand bonheur des enfants, aussi se sont-ils vite endormis ce soir.

Ce matin, après une bonne nuit de sommeil, tout le monde se prépare. A la cuisine on s’affaire à réunir le nécessaire pour midi. Quand tout est prêt, l’on s’apprête à sortir. Chacun a son rôle.

Après une bonne heure de marche, il va falloir trouver l’endroit idéal pour s’installer. Alors, on cherche ! Pas ici, une fourmilière ! Ni là, des gros trous ! Là, trop à l’ombre, trop au soleil, mauvaise vue !!...

En les voyant tourner et retourner, chercher et rechercher, un arbre leur fait signe en montrant d’une branche un endroit superbe, satisfaisant petits et grands.

On place une nappe à terre, Orian y dépose les assiettes, Néon les verres et Mélisse dispose les couverts puis tout le monde prend place.

Quelle joie ce repas en plein air, « C’est le plus délicieux de tous les repas ! » s’écrient les enfants.

Les uns les autres observent la nature, les feuilles, les insectes, les arbres, tantôt allongés par terre, tantôt accroupis.

Le bonheur de tous : une petite sieste dans l’herbe.

Puis soudain, Néon réveillé découvre derrière une pierre quelque chose d’étrange, une petite créature pliée en deux ne bougeant pas.

- « Venez voir ce que je viens de trouver ! » s’écrit Néon à tous.

Voulant la prendre en mains, la créature se replie encore plus.

Hélius, curieux et ne voulant pas être en reste, se rapproche pour voir lui aussi la découverte.

Il n’en croit pas ses yeux : une magnifique petit elfine toute effrayée !

À la vue d’Hélius, elle se détend un peu et ne craint plus sa présence en voyant qu’il lui ressemblait un peu.

Un regard chaleureux s’échange entre eux. La communauté, d’un commun accord, décide de la ramener au Château. Cette nouvelle enchante Hélius.

Elle fut bien installée, les enfants prenant grand soin de son confort. Mais, Hélius passa une nuit très agitée, pressé de revoir cette si jolie créature dont il ignorait toujours le nom.

- « Vivement demain matin le réveil, la revoir ! » pensait-il, puis il finit par s’endormir (souhaitons-lui que ce soit avec de beaux rêves).

Le lendemain matin, il fut le premier debout dans l’attente de voir la jolie petite Elfe toujours endormie. Après avoir tourné en tous sens, il l’a vit enfin apparaitre.

- « Quelle est belle » pensa-t’il, il l’a salua ; elle fit de même.

Il était aux anges et se présenta, « Je me prénomme Hélius »

- « Moi, Perla ! » lui répondit-elle 

- « Que ce prénom lui va bien ! » pensa-t-il, « elle est aussi lumineuse qu’une perle ! ».

Il ne cessait de la regarder en oubliant qu’il devait veiller sur les trois petits diables, mais ceux-ci intrigués s’étaient approchés de Perla. Hélius aurait certainement préféré rester en tête à tête avec Perla mais ne dit rien, tout à sa contemplation.

Il voulut connaitre la raison pour laquelle elle s’était cachée derrière cette grosse pierre.

- « Par peur ! » lui répondit-elle.

On l’avait abandonné, dans ce grand champ aux risques de se faire croquer, les siens préférant rester entre garçons !

- « C’est monstrueux ! » s’écria Hélius, « On ne laisse pas les gens ainsi, si je les rencontre un jour je leur en soufflerais deux  mots ! »

- « Inutile » lui dit Perla « ils voulaient découvrir le monde, nous ne les reverrons plus !!! »

- « En attendant, ça ne se fait pas, c’est criminel !!! Veux-tu nous accompagner dans nos promenades ? »

- « Oui volontiers ! »

Ainsi, Hélius trouva une compagne pour l’aider à surveiller les trois bambins.

Plusieurs années s’écoulèrent et Hélius demanda Perla en mariage, ce qu’elle accepta vivement.

Galactée fut heureuse et très fière à l’idée de devoir préparer la fête à venir, car les futurs mariés n’avaient plus de famille. 



Chapitre04



Un jour, la Princesse Galactée et le Prince Orius décidèrent d’aller découvrir les environs pour voir si des voisins habitaient la région.

Tout le monde se prépare, car cette sortie prévoit plusieurs jours en dehors du Château, à la grande joie de tous.

Ils grimpent l’un après l’autre dans le chariot tiré par Pompon le cheval de trait. C’est l’euphorie, les enfants rient de bon cœur.

- « C’est l’aventure ! » s’écrie Néon 

- « A la découverte du nouveau monde ! » renchérit Orion.

Mélisse applaudit ses frères, l’excitation est à son comble ! A leurs côtés Perla et Hélius ouvrent grand leurs yeux.

- « Allons vers le sud » propose le Prince, aussi existé que les enfants.

À quelques distances, une masure, premier arrêt. Rien ne bouge. Le Prince s’avance et frappe à la porte, pas de réponse. La porte n’est pas verrouillée, ils entrent à la suite les uns des autres. Des toiles d’araignées partout et de vieux meubles vermoulus, mais aucune vie.

Ils repartent un peu déçu…  Et continuent leur chemin.

Après avoir traversé une grande clairière à l’orée du bois, ils voient une biche et son petit faon. Devant ce spectacle inattendu ils restent béats d’admiration.

Plus loin, une rivière fait entendre un doux clapotis, arrêt pour se rafraichir et se désaltérer.

Le soleil commence à bien chauffer, magnifique journée !!

Néon, Orion et Mélisse demandent à marcher un moment le long de la rivière, ce qui est accordé sans soucis par leurs parents.

Un petit pont de bois les mène sur l’autre rive : là un champ de coquelicots d’un rouge magnifique, plus loin un champ de blé et l’espoir de trouver des habitants, car le blé ne pousse pas seul ! Poursuivant leur périple, ils arrivent près d’un petit village plein de fleurs.

Des gens les regardent passer et le Prince s’adresse à l’un d’eux après s’être présenté. Il l’informe qu’ils habitent à quelques lieux d’ici.

Aussitôt, tout le monde s’approche pour les saluer et leur offrir l’hospitalité. Alors, la Princesse Galactée et le Prince Orius, les trouvant si aimables, les invitent à venir leur rendre une visite en leurs Châteaux pour participer à une réception.

Les enfants sympathisent avec les petits villageois tout contents de trouver  d’autres enfants pour jouer.

Après cette invitation forte agréable, ils reprennent la route.

Au détour d’un chemin, un lapin s’arrête  tout étonné à la vue de cet équipage dont il n’a pas l’habitude, et leur souhaite le bonjour. Les enfants se regardent et n’en croient pas leurs oreilles : un lapin qui parle, c’est surprenant !

Celui-ci se présente : « Je m’appelle Poum », drôle de nom ! À leur tour, ils se présentent « Orian, Néon, et Mélisse », mais ils sont intrigués par la grandeur de ses oreilles.

Poum décide de conduire tout ce monde dans sa famille. Lilou sa femme va être surprise par cette visite.

Sur place, il appelle sa mère, son père, ses frères et sa sœur, enfin tous les siens. Tous se réjouissent de ces nouvelles connaissances.

Néon, Orion et Mélisse disent à leurs parents qu’ils les trouvent adorables. Hélius et Perla, un peu à l’écart et craintifs, finissent par s’approcher. De suite,  le frère de Poum leur propose une petite promenade sur son dos, proposition acceptée avec joie.

On rit, on ne joue qu’à des choses à découvrir hors du Château, et beaucoup de souvenirs seront  à ramener.

La Maman de Poum commença à raconter la jeunesse de son fils.

Quelle bonne idée cette grande sortie, ils ne sont pas près de l’oublier.



CHAPITRE 05

Le Lapin POUM

- « J’avais beau lui apprendre à sauter, il retombait toujours d’un côté ou de l’autre, mais jamais sur ses pattes en faisant poum, d’où son nom ! »

- « Toujours le dernier, il avait du mal à suivre les autres et faire de grands bonds, tète en l’air il trébuchait souvent sur des pierres ou des branchages ».

- « Ses oreilles lui cachaient les yeux. On essaya de lui mettre des lunettes mais rien ne changea, dans ses chutes il les perdait ou les cassait. Toujours, je devais le surveiller et le prévenir des pièges à venir. Parfois je lui attachais ses oreilles avec un beau ruban bleu pour que celles-ci ne le gênent plus ».

- « Bien sûr il était la risée de tous, sauf de ses frères et sœur qui l’aidaient beaucoup et le surnommaient Patapoum ! »

Son frère Pat prit la parole pour la suite de l’histoire.

- « Il se retrouvait régulièrement dans des situations difficiles. Un jour, il chuta dans un grand pot de miel et en ressortit les oreilles toutes raidies ce qui lui permit d’être plus libre de ses mouvements, n’ayant plus ses grandes oreilles devant les yeux, mais n’était encore pas très sûr de lui. »

Puis Poum, prit à son tour la parole.

- « En promenade avec maman, mes frères et sœur, nous croisâmes une jolie petite lapine au petit nez tout rose et aux yeux bleus. Je tentais de redresser la tête. En  me tenant le plus droit possible avec un peu de fierté, les miens eurent un petit sourire à me voir si troublé et rougissant, je restais muet jusqu’au retour à la maison un peu honteux de ce trouble. »

- « Dans ma chambre je me vis dans le miroir et pu enfin me voir sans être gêné par mes oreilles. Mais vint l’heure du bain et mes oreilles allaient de nouveau m’ennuyer. Alors soudain, me vint une idée mettre un chapeau pour les retenir. J’allai discrètement de ce pas au grenier, dans la malle aux trésors pour y découvrir la casquette que portait mon grand-père Martin. »

- « Aussitôt, je la plaçais sur ma tête et mes oreilles se trouvèrent prisonnières, me permettant ainsi de bouger la tête à ma guise, et la visière faisant de l’ombre m’évitait d’être ébloui par le soleil. Je fus admiré par tout mon alentour, même si je tombais encore un peu d’un côté et de l’autre. 

Quelques temps plus tard je revis la belle petite lapine qui m’avait causé tant d’émois. Cette fois, je la saluais, elle me rendit la politesse et poursuivit son chemin. Mes frères et sœur remarquèrent mon sourire et ma gaieté. Ils voulurent savoir le motif de ce changement.

 Mais je restais un moment silencieux, puis je fini par leur avouer que j’avais de nouveau croisé cette jolie petite Lapine. »

- « Oh !!! Il est Amoureux !!!!!! »

- « Tout rougissant, j’allais me cacher, mais ma maman passant près de moi, me demanda pourquoi je me sauvais, je lui fis part de la raison. Il ne faut pas avoir honte, et laisser tes frères te taquiner, ça n’était pas méchant. Aussi m’expliquât elle que je grandissais et qu’il était normal d’avoir des sentiments pour les jeunes demoiselles. Qu’un jour viendrait, ou je serais très amoureux et qu’une jeune fille le serait de moi aussi.

 C’était comme cela que son papa et sa maman s’étaient rencontrés, étaient tombés très amoureux, puis un peu plus tard s’étaient mariés. Pour cela, il y avait eu une belle cérémonie où toute la famille fut invitée.

De plus en plus, je croisais la jolie petite Lapine, mais timide, je n’osais l’aborder. C’est elle qui me proposa de faire ensemble des promenades qu’avec grand plaisir j’acceptais. Comme par magie je fis de plus en plus de progrès pour ne pas tomber d’un côté ou d’un autre, je marchais et sautais presque normalement il faut dire que la demoiselle m’y aida beaucoup, elle était un bon professeur.

Un jour, plein de courage, j’osais lui demander son prénom.

- « Je me prénomme Lilou et toi ? »

- « Poum »

- « Très joli ! »

Plus tard au hasard d’une balade en forêt, nous rencontrâmes un lapin, jamais vu dans les environs.

- « Salut » dit-il, « Vous êtes qui ? »

- « Lilou et Poum »

- « AH ! AH !quel prénom stupide !!!!!! »

- « Et toi comment tu t’appelles ? »

- « Jeannot, le beau Jeannot !!!Attention sachez que vous êtes sur mon territoire, alors maintenant, vous êtes prévenu, tachez de plus trainer par ici !... quoique Lilou peut y venir quand elle veut… »

Jeannot invite donc Lilou à rester sans s’occuper de Poum

- « Et Poum ? » s’exclame Lilou !

- « Il n’a qu’à rentrer chez lui, je te reconduirai ».

Poum triste n’apprécia pas ces manières qui ne lui disaient rien de bon; Lilou resta mais pas trop rassurée. Poum partit à regret.

Tout au long du chemin il pensa à ce Jeannot, bien culotté à son avis et à Lilou à qui il portait beaucoup d’affection.

Ses frères et sœur le croisèrent en chemin et s’aperçurent de sa tristesse.

- « Que t’arrive-t-il Poum ? Un problème ? »

Poum n’osait répondre !

- « Ça ne va pas ? Tu peux tout nous dire ! »

- « Euh ! Eh bien voilà : En promenade avec Lilou, nous avons croisé le chemin d’un lapin que nous ne connaissions pas. Après présentation, il se prénomme Jeannot. Il nous a prévenus que nous étions sur son territoire et que dorénavant nous ne devions plus passer par là. Mais il s’est empressé d’inviter Lilou, elle a demandé que je reste aussi m’a tout simplement chassé. Lilou est donc resté. »

- « Mais frérot, il ne faut pas te laisser faire » crièrent t’ils ensemble !

- « Oui, mais je ne veux pas de bagarre, et si Lilou préfère la compagnie de Jeannot, je ne peux l’obliger à me suivre, moi le Lapin si maladroit ! »

- « Tu as fait beaucoup de progrès petit frère !! »

- « Il faut croire que non ».

- « Nous allons t’aider à retrouver  Lilou et lui demanderons avec qui elle veut rester. Pour cela nous, te suivrons à distance sans nous faire repérer et en cas de problème avec ce Jeannot, nous te prêterons main forte. Qu’en penses-tu ? »

- « Je veux bien ! »



- « Aussitôt dit, aussitôt fait : arrivés presque sur place, tous se cachèrent en surveillant d’un œil, sauf Poum bien sûr, qu’ils laissèrent agir ». 



- « Oh ! Poum, tu es revenu, comme je suis contente ! »s’écria Lilou.



- « Que fais-tu là Poum ?!, tu n’as pas compris que je ne voulais plus te voir ici, que tu es de trop ???!!!! »



- « Si, j’ai très bien compris, mais je ne reviens pas pour toi, mais pour Lilou ! »



- « Tu vois bien qu’elle n’a pas besoin de toi ! »



- « Poum, sauves-moi, je n’aime pas les intentions de Jeannot ! »



- « POUM, SI TU OSES ! APPROCHE !! Je ne ferai qu’une bouchée de toi ».



Alors, Poum, plein de courage, s’approcha de Jeannot et l’obligea à relâcher Lilou qui pleurait ; mais il refusa bien sûr !

Poum fit un pas de plus et d’un coup d’épaule, bouscula Jeannot mécontent. Celui-ci voulut lui administrer un coup de poing, que Poum évita de justesse. Poum ôta sa casquette, libérant ses oreilles, et secouant sa tête, il mit des claques à Jeannot, qui, abasourdi par cette surprise inattendue, resta tout étourdi sans réaction. »



Applaudissant, ses frères et sœurs accoururent pour le féliciter, et Lilou lui fit un bisou tant elle était fière de lui.

Alentours, à l’annonce de cet évènement, tous se réjouirent du courage de Poum pour les avoir débarrassé de la terreur du quartier. Ils devinrent tous amis.

Sa maman, heureuse de ce joyeux évènement, le félicita.

Son père le trouva fort courageux et lui permit d’inviter Lilou et ses amis pour un goûter en son honneur.



Ce fut une grande fête. Maintenant, quand Jeannot se promène, il fait un détour pour s’éloigner de Lilou et de Poum. Depuis Poum a ouvert un club de gym ou tout le monde vient s’entrainer. Vif succès pour un lapin dit maladroit ! Et Lilou, forte en cuisine, a installé un restaurant diététique attenant au club.

Ainsi Lilou et Poum ne se quittent plus.



La maman de Poum confectionne avec amour de délicieux desserts, toute heureuse de participer au développement de l’entreprise de son fils qui la tracassait tant plus jeune.

Les frères et sœurs participent aussi au service du restaurant et aux cours de gym, tous se passe dans la bonne humeur.

C’est ainsi que dans quelques mois, la maman de Poum va se trouver débordé par la préparation d’un grand mariage, celui de Poum et Lilou : ils sont amoureux depuis le premier jour de leur rencontre.

Nous leur souhaitons beaucoup de bonheur et une très longue vie heureuse.



Après ce long récit très intéressant tout le monde applaudit,

- « C’était tellement beau que l’on aurait cru un conte de fée »

Bien entendu Galactée et Orius feront partie de la fête, que de monde en prévision !!!



Poum en profita pour les informer d’un autre problème à résoudre.








CHAPITRE 06

Voilà !

Au hasard d’une promenade, Poum entra par mégarde dans la cour d’une ferme. Curieux, il visita les lieux où rien ne semblait bouger, mais découvrit dans un coin des clapiers à lapin. Dans une cage reposait un lapin gris.

- « Bonjour ami, que fais-tu donc dans cette vilaine cage ? » lui demanda-t’il.

- « J’attends que le fermier me mène au marché » lui répondit le lapin gris.

- « Au marché ? Qu’est-ce ? »

- « Un endroit où se vendent des légumes, des fruits et des animaux de la ferme ».

- « Pourquoi toi ? »

- « Pour me vendre à une autre personne qui me fera rencontrer une femelle pour avoir des petits ».

- « Mais moi, j’ai rencontré la mienne en me promenant dans les champs ! »

- « Peut-être, moi j’ai toujours vécu en cage, tu as de la chance d’être libre ».

- « Tu ne peux pas te promener du tout et rencontrer du monde ? Pas drôle comme vie !!!! Vas-tu rester toujours ainsi ? »

- « Oui jusqu’au jour où l’on décidera de me manger ».

- « C’est monstrueux ! Je ne peux te laisser ainsi, il doit bien y avoir une solution pour te faire sortir de cette sinistre existence ! Il va falloir profiter du moment où le fermier vient te nourrir pour te faire sortir. Je ferai venir les miens pour l’occuper. En attendant, je te salut. A bientôt, courage, je vais revenir au plus vite pour te libérer, promis ! »

- « Maintenant, croyez-vous pouvoir m’aider à sortir mon ami de cette cage horrible ? » questionna Poum.

Tous répondirent oui sans hésiter. Trois jours passèrent et voilà le retour de Poum avec frères, sœurs, amis.

Entre temps, le Prince eut une autre idée. Quand vint l’heure où le fermier devait donner à manger au lapin, le Prince proposa de l’acheter, ainsi il pourrait l’emmener sans problème. Le fermier accepta et l’affaire fut conclue.

Tous repartir ensemble et heureux d’avoir libéré leur nouveau compagnon. Le soir il y eut une grande veillée, qui se prolongea fort tard. Le lendemain, tous regagnèrent leur chez soi en pensant à toutes les bonnes choses qui venaient de se produire en si peu de temps. .

Sur le chemin du retour, la Princesse Galactée, le Prince  Orius, Orian, Néon, Mélisse, Hélius et Perla  croisèrent une femme ramassant des baies. Ils la saluèrent et poursuivirent leur chemin.

Arrivés au Château Beau Soleil, le Prince eut un pressentiment. Cette  femme croisée tout à l’heure, il avait l’impression de la connaitre… mais peut-être avait-il rêvé… Tout de même, c’était étrange !

Après le repas, il aida la Princesse à coucher les enfants qui ne tarirent pas de raconter toutes les aventures arrivées ces derniers jours. Ils dirent également que la dame rencontrée en chemin ne leur plaisait pas trop.

Un gros bisou, et ils plongèrent dans un sommeil plein de rêves et de nouvelles aventures sans doute.

La vie reprit son court, mais le Prince ne se sentait pas dans son état normal, bizarrement fatigué avec peu d’entrain.

- « Que se passait-il ? » se demanda La Princesse alla chercher un guérisseur.

Après avoir été ausculté très attentivement, le guérisseur, ne trouva pas de maladie, et demanda s’il n’avait pas d’ennuis. En cherchant, ils ne trouvèrent rien de particulier, car cela ressemblait plutôt à un envoûtement. Aussitôt, le Prince Orius  pensa à Mélusine, chassée du Château après sa transformation en tigresse.

Cette fois, le Prince su qui était cette femme : devait bien être Mélusine la Sorcière ! Que faire à présent ?

Il expliqua cette aventure à sa femme, qui le rassura et le trouva très courageux d’avoir sauvé ses parents.


CHAPITRE 07


Le Prince Ensorcelé


Le Prince dû garder la chambre, malade, et prit d’un vieillissement prématuré.

Dehors il pleut, le temps est froid et triste.

Mélusine cherche toujours à nuire au Prince en touchant son entourage, ce qu’il a de plus cher.

Pour ce faire, elle enlève le fils ainé du Prince Orius, au cours d’une promenade avec son frère et sa sœur, en l’attirant dans un endroit reculé.

En rentrant au Château, les enfants préviennent La Princesse leur mère qu’Orian a disparu. Aussitôt une battue est organisée, mais elle reste infructueuse !

En voyant son époux vieillir de plus en plus et son fils disparu, Galactée commence à s’affoler et perdre espoir. Tout ceci est beaucoup trop lourd à supporter pour cette Princesse si douce !

Que faire pour retrouver la sérénité ?

Mélusine continue à sévir en attirant la foudre sur les champs de blés murs, à brûler les bois et rendre malades les animaux.

Pour nuire un peu plus, elle tente d’attirer Jeannot à ses côtés pour atteindre Poum et les siens ; mais notre Jeannot n’est pas très chaud et préfère ne pas se mêler des règlements de comptes de la Sorcière. Il n’est peut-être pas si méchant que ça !!!...

Hélius et Lilou essaient du mieux possible d’entourer la Princesse, mais eux aussi sont un peu anéantis par tout ce qui arrive au Château.

Malgré tout, ils mènent leur propre enquête pour trouver comment sortir Orius et Galactée de ce mauvais pas.

Poum, se dirigeant vers le Château, et aperçoit la Sorcière Mélusine qui ne l’a pas vu.

Que fait-elle par ici ?, rien de bon pense-t-il !

Aussitôt, il file voir Galactée pour l’informer de la présence de Mélusine dans les parages.

De voir Poum à ses côtés, la Princesse reprend courage et charge Poum de prévenir tout le monde : sa famille, les villageois, tous les gens disponibles pour trouver comment mettre un terme à ses maléfices, car la famine guette et l’inquiétude grandit sur la disparition d’Orian, ainsi qu’au sujet de la maladie du Prince.

Il faut réagir vite, maintenant !

Après une réunion au grand complet, il est décidé que Poum et Lilou vont devoir attirer Mélusine au château, mais comment ?

Toutes sortes de propositions fusent, et tout à coup, Lilou a trouvé.

- « Nous allons lui dire que le Prince Orius désire la voir, ayant des regrets sur sa façon de l’avoir chassée du Château. Puis, nous verrons le temps venu, si elle accepte. »

Avec l’accord de la Princesse, ils partent rentre visite à Mélusine, tout fiers de cette responsabilité.

Mélusine accepte l’invitation, mais fort occupée, propose la semaine suivante.

Sur le chemin du retour ils s’interrogent pour savoir s’il ne sera pas trop tard pour le Prince, mais ont-ils d’autres choix ?

Ils reviennent auprès de Galactée.

Comme par magie, et curieusement dans la soirée, ils virent Orian réapparaitre à la grande joie de tous. Où était-il, qu’avait-il fait, il n’en gardait aucuns souvenirs !

Mais il tenait des propos qui défendaient Mélusine, à la grande surprise de l’entourage. Mélusine a changé notre bon Orian !

Tous tentèrent de le raisonner, et lui expliquèrent que son père le Prince était devenu un vieillard, et allait peut-être bientôt mourir par la faute de cette sorcière.

- « Réveilles-toi Orian !!!! Mélusine se venge de son passé, ne te laisses pas manipuler, et si elle continue à tout détruire, nous allons tous mourir ».

- « Comment pouvez-vous parler ainsi ? », dit Orian, « vous ne la connaissez pas, elle a été très gentille, c’est une pauvre femme qui a souffert de la méchanceté des autres ».

- « Mais, Orian, réfléchis ! Elle a tenté de dévorer tes grands parents en se changeant en tigresse, c’est ton père qui les a sauvés ».

Après cette longue conversation, tout le monde pu trouver une place pour se reposer, dans ce grand Château beau Soleil.

La nuit fut calme et reposante, les idées furent plus claires.

Néon et Mélisse parlèrent avec Orian et lui firent part de leur inquiétude grandissante au sujet de leur père, mais aussi de leur mère, qui de jour en jour s’épuise en voyant le Prince vieillir de plus en plus.

Orian: « Vous croyez aussi que Mélusine m’a envouté ? »

- « Oui Orian, tu es toujours notre frère, mais les propos que tu as tenus hier soir ne sont pas les tiens et cela nous inquiète. »

Poum passant par-là, entendit un bout de la conversation et confirma à Orian son  changement de comportement. Orian se mit à réfléchir.

- « D’accord, si vous me dites vrai, je le verrai en vous accompagnant, mais je resterai à l’écart pour analyser la situation ».

Poum le prévint de la venue prochaine au Château de Mélusine, invitée à visiter le Prince.

Il narra la fâcheuse aventure qu’avait eue leur père avant de connaitre la Princesse leur mère.

- « N’avez-vous pas peur qu’elle devienne violente ? »

Orian commença à prendre conscience de tous ces troubles.

La semaine passa, sans nouvelle catastrophe, seul le Prince vieillissait toujours.






CHAPITRE 08

Le Dénouement


Arriva le jour J. On vit se présenter Mélusine, toute pimpante et souriante à l’idée de revoir son beau Prince. La Princesse la reçu aimablement, le cœur serré.

Comment allait réagir Mélusine, jetterait-elle un nouveau sort sur tout le Château ?

Mélusine fut conduite à la chambre où reposait le Prince. En ouvrant la porte, elle n’en cru pas ses yeux et reçue un choc à la vue du vieillard alité. Ce ne pouvait être Orius, lui si beau il y a peu. Il ne ressemblait plus qu’à un mourant.

Tout le monde retint son souffle, qu’allait-il arriver ?

Elle s’approcha tout de même, salua le Prince, puis calmement, lui prit la main en prononçant quelques mots inaudibles. Aussitôt, le Prince retrouva sa jeunesse, Orian ses esprits… Un soupir envahit la chambre.

Galactée, toute heureuse, la félicita de sa bonne action. Orian aussi la remercia.

Comme Mélusine n’était pas très heureuse au village, la Princesse et le Prince lui firent la proposition de rester proche du Château où un  logis lui serait trouvé, à la seule condition de ne plus jeter de sorts, mais de guérir les maux et plaies de chacun. Elle ne fut donc pas bannie et eut beaucoup à s’occuper dans le ramassage de ses herbes et la préparation de ses remèdes.

Depuis les récoltes sont abondantes, la joie est revenue, Mélusine ne pense plus à se venger, mais plutôt à se faire remarquer par un jeune homme venu chercher remède pour sa maman.

Châteaux et village retrouvèrent la joie de vivre.

On colporte partout cette histoire où la Sorcière acheta une sagesse pour le bonheur de tous.

                             
                                                          
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COUP de FOUDRE (Octobre 2012)

Un jour mon Prince viendra, mais quand ? Un jour un amoureux viendra je l’espère !
Invitée pour un anniversaire, je faillis ne pas m’y rendre, car prendre le train m’angoisse, peur de ne pas prendre le bon ou de le rater bien que j’arrive la plupart du temps une heure en avance.
Poussé par mon frère et ma mère je me décidais à partir. Tel est le destin.
Arrivée à destination et face à la porte, je frappe on me fait entrer, du monde et de la musique. Je ne connais pour ainsi dire personne sauf mon amie bien sûr, mais déjà on se précipite pour me faire la bise, le choc, un jeune homme s’approche timidement me salut et me vouvoie très touchée, toute tremblante je suis sous son charme, impossible de bouger, la foudre vient de me figer sur place, mes jambes flageoles  j’ai chaud, j’ai froid. Je commence bien la fête !!!
Notre amie commune le prévient que je ne suis pas facile (de quoi se mêle-t-elle ?) mais impossible de lui répondre. Il n’a pas l’air découragé pour autant et m’invite à danser.
Aimantée je ne puis le quitter des yeux et même de m’en éloigner, nous dansons.
Pour s’amuser il accroche des serpentins dans mon chignon, il me trouve bien coiffée et nous rions de bon cœur.
Une fête foraine sous les fenêtres bat son plein tous décidons d’y aller faire un tour, nous allons dans la chenille, mais je ne suis pas très friande de ce genre de manège, alors je me réfugie dans ses bras, les autres se font remarquer, les ignorant momentanément nous nous retrouvons seul devant un stand où nous exprimons nos gouts pour les objets exposés en loterie. A l’écart de la foule il me confie que pour lui le regard l’hypnose, mes yeux l’ont foudroyé, transpercé, il me fait rougir. Maintenant il nous faut rejoindre le groupe pour rentrer.
Tous deux dans la cuisine nous préparons une fondue savoyarde les autres n’ont pas voulu s’y coller, pas plus mal ! Mais n’avons pas encore osé nous embrasser.
La fondue prête nous rejoignons les autres, petit à petit nous nous rapprochons, bientôt le premier baiser en dansant, j’aimerai que ça ne finisse jamais. Nous ne nous quittons plus de la soirée.
Des ailes m’ont soudain poussé, mais le temps tourne et je dois prévenir mes parents de mon retard.

Bien sûr maman me recommande de ne pas trop m’attarder.
Jean a décidé de me reconduire, notre amie et son futur se sentent obligés de nous escorter. On ne sait jamais, bien que Jean soit chauffeur de taxi. Mais pour quelques instants nous sommes seuls. Dans la voiture, j’ai froid aux mains, Jean s’en excuse, il n’y a pas de chauffage, il faut dire aussi que nous sommes en décembre, la flèche du clignotant fait un bruit d’enfer nous sommes pris d’un fou rire.
Avant de rentrer définitivement nous allons boire un verre dans un café nommé le "Trait d’union", signe prémonitoire, mais ils sont toujours là !
Ils partent enfin nous restons à discuter, puis dans la voiture arrêtée devant ma porte la séparation est dure, il est très tard. Un long baiser et un rendez-vous pour le week-end prochain.
La nuit me parait longue même s’il en reste peu, vais-je le revoir ? Il aura peut-être changé d’avis d’ici là, oh ! Non !!! Il me hante.
Je me tourne retourne dans mon lit sans trouver le sommeil sans lui je me sens perdu.
A mon réveil maman me demande si l’anniversaire s’est bien passé a mon air enjoué et mon regard pétillant elle se doute que oui et lui narre ma rencontre avec un jeune homme qui m’a envouté. J’ai la tête dans les nuages, je n’ai cessé de rêver de lui !
La semaine est désespérément longue les jours ne passent pas.

Allez dépêchez-vous de filer je suis pressée d’être à samedi soir, un rendez-vous de la plus haute importance.
Jeudi plus que deux jours! Non encore deux jours !!
Où que je sois je ne pense qu’a lui, quel déchirement d’attendre. Je n’y tiens plus et décroche le téléphone pour l’appeler, pourvu que ce soit lui au bout du fil, une voix grave décroche, je me sens défaillir, rien ne sort de ma bouche heureuse mais intimidée, je bredouille, mais je l’ai entendu. Nous voilà enfin samedi, la journée va être longue et fatigante.
Rentré à la maison je me change et mets une robe qui m’avantage et me fais un chignon de star en attendant fébrilement son arrivée. Impatiente les miens se moquent tous de moi.
Papa <un de perdu dix de retrouvé>, il ne veut pas lâcher sa fille !
Maman à un petit sourire et mon frère me répète : elle est amoureuse !
Ils m’énervent !!!! Greeeeeeeeeeeeeeeee
Le voilà ouf! Je ne tenais plus, je me presse de sortir pour filer au plus vite.
Nous nous dirigeons vers les grands boulevards ou il me conduit dans un cinéma d’exclusivités. Régulièrement des passages de film nous échappent, oui mais nous embrasser et voir les images en même temps pas très facile, nous restons donc à la séance suivante pour revoir les parties manquantes.
Si je pleure quand l’histoire est triste, il rit, se moque de moi et me console dans ses bras. 

Nous poursuivons la soirée au Pub Renault sur les Champs-Élysées pour y déguster une glace,(le tacot de grand-père) c'est énorme, j'en prends une plus modeste, lentement nous les délectons en savourant cet instant magique ensemble.
Il faut déjà penser à rentrer la nuit est bien avancée et la permission largement dépassée, je suis si bien dans ses bras.
Va-t-il plaire à mes parents ?
Peu importe c’est lui que je veux et demain soir je le revois.
Le lundi jour de repos est toujours difficile, je ne pense qu’à lui.
Mardi, tout à coup on m’appelle au travail "c’est pour vous !!!", c’est lui, je passe par toutes les couleurs et n’ose parler, la patronne et sa sœur sont proche de moi et se moquent un peu de ma gène en comprenant qui peut-être à l’autre bout du fil.
Il me dit que la semaine est un calvaire pour lui trop long nous devons nous voir le jeudi midi, idée magnifique et excitante.
Toute à ma joie je ne prête même plus attention à mon entourage curieux de savoir ce qui me met dans cet état, et retourne tranquillement à mon ouvrage.
Le soir de retour à la maison j’en informe maman qui pense que c’est du sérieux.
C’est décidé tous les week-ends, le soir nous sortons ensemble, mes parents me répètent de ne pas rentrer trop tard, pas deux heures du matin, non mais souvent trois. 


La semaine prochaine nous devons passer toute une journée ensemble ou va-t-il m’emmener ?
Surprise une promenade dans les bois parmi les chants d’oiseaux, il me prend par la main et la caresse doucement tout en remontant le long de mon bras pour continuer le long de mon cou et prendre mon visage entre ses mains douces, je craque, un baiser, puis un second plus langoureux quel délice, j’aimerai rester ainsi le reste mes jours.
Pourquoi deux jours sans nouvelles, que lui est-il arrivé ? un accident ?  Il ne veut plus me voir ! Je vais en mourir, dois-je le contacter mais le prendra-t-il bien ?
Puis enfin, le voici, Oh! Miracle! Je pensai malgré moi ne plus le revoir, je cours vers lui, nous nous enlaçons, pourquoi ce silence? Il était cloué au lit avec une bonne grippe et sa chère maman ne trouvait pas nécessaire de me contacter.
Douceur du soir dans ses bras enlacée, je me sens légère.
Après neuf mois de fréquentation, nous nous sommes mariés, oui neuf mois ce qui a fait jaser les uns les autres  qui attendaient fébrilement une autre heureuse nouvelle qui n’arriva que deux ans après, beaucoup restèrent  surpris.
 

Nous avons eu deux enfants, qui nous ont fait cadeau de cinq petits-enfants, nous poursuivons notre chemin avec des hauts et des bas comme tous couples et essayons de profiter de la vie et des bonnes choses.
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L’OURS


(Decembre 2013)

Carnaval dans un mois.
Je dois à tous prix trouver une originalité pour l’occasion, car on dit que je suis gentille, douce, aimable, à l’écoute de mon entourage, alors juste le temps d’une soirée, j’aimerai devenir
L’opposée pour éprouver le ressenti d’être une autre et surprendre tout le monde !
Drôle  me direz-vous ! Mais sortir de son enveloppe charnelle doit être grisant, en tous cas je veux tenter l’expérience.
Alors que choisir ? Me métamorphoser en monstre BEURK ! En extraterrestre BOF ! En un objet pas facile ! En végétal trop complique, pourquoi pas en un animal, mais lequel ?
En girafe, mon cou n’est pas assez long, en chat trop commun, en chien idem, et pourquoi pas dans la peau d’un ours ! Oui à y réfléchir je trouve cette idée très séduisante mais voilà je ne trouve que de vieux déguisements râpés, après de multiples recherches, je me retrouve chez un costumier en ouvrant la porte je sentis que j’allais trouver mon bonheur  par chance je tombe sur une magnifique peau d’ours blanche, je l’essai et miracle juste ma taille déjà je me sens toute autre, le sort en est jeté je l’adopte.
Pour bien coller à mon personnage, tous les soirs je me glisse dans cet habit et investis de cette peau je me sens comme imprégnée de l’âme de l’animal, le désir de devenir maitre de la situation monte en moi.
J’attends impatiemment le grand jour.
Cette soirée s’annonce pleine de surprises un peu tremblante je franchis la porte que  la maitresse de maison  vient de m’ouvrir et déjà des  convives l’entourent.
On vient me saluer tout en cherchant qui se cache sous cette peau.
Je me dis que d’un coup de patte, un ours peut tout détruire et tuer, je veux juste montrer à ceux qui me tourmentent  souvent que je ne suis pas une marionnette, et devant plus forts qu’eux ils ne font pas la loi.
Très amusée de voir la tête de l’entourage un peu inquiet et impressionné, je  m’‘amuse !
Après avoir dansé et bu un peu, je me dirige vers les toilettes pour une envie toute naturelle 
Passant devant la porte  entrouverte de la chambre de Manon fille de la maison, j’aperçois au pied 
de son lit un ours en peluche qui me fait un clin d’œil, surprise et pensant avoir rêvé je poursuis mon chemin.
Aux toilettes dans ce lieu très étroit je me débats  pour ôter cet habit pour un instant très étroits, 
Soulagée, je me rhabille et fais le chemin inverse ou cette fois la peluche m’attend  à la porte de la chambre et me fait signe pour le prendre dans mes bras pour parler et m’invite à m’asseoir dans le couloir. 
Tu sais me dit-elle un ours attaque quand il se sent en danger, qu’il a faim ou peur, sinon il passe son chemin. Mais attention, les heures passant dans cette peau tu deviens plus agressive, alors méfis toi, à la fin de la soirée tu vas redevenir toi-même ce sera plus difficile, mais avant il faudra te découvrir  ainsi les autres se rendront peut-être compte  de leur dureté envers toi.
Attention, çà n’est pas ta nature.
Sais-tu ? que le Président Théodore Roosevelt, malgré lui a rendu en 1903 notre ancêtre célèbre sous le nom de Teddy créé comme caricature .Le Président étant grand chasseur d’ours, un jour rentra bredouille .alors des amis lui ramenèrent un vieil ours malade pour le prendre comme cible .Il fut furieux refusant de tirer dessus trouvant que ça n’était pas une chasse sportive .
Un journaliste rapporta l’événement, un autre fit faire un ours en peluche par moquerie et l’offrit au Président, et depuis ce jour fut surnommé Teddy.
Reposant la peluche prés de Manon à qui se je fis un baisé, elle me dit être très heureuse d’avoir fait ma connaissant, et me fit la confidence d’être avec Manon les seules à savoir qu’elle parle.
Je retourne près des convives toujours curieux de savoir qui se cache sous cette peau !
Voulant profiter encore de la soirée je me garde bien de dévoiler mon identité, dans mon dos j’entends qu’ils se posent des questions .Quand certains m’ennuient je montre les griffes, grogne ou secoue la tête et en tire une certaine satisfaction.
Personne ne pense à moi, trop discrète et timide ils se disent que je n’ai pas du oser venir, amusant de les voir chercher.
Serais-je peut-être malheureuse que l’on me craigne toujours, si j’étais vraiment un ours, car l’on m’évitera par peur d’être agressé ou mangé, et m’empêchera d’avoir des amis.
L’heure tourne, je ne vais pas tarder à partir, afin de me faire démasquer j’entreprends une conversation, je sens autour de moi l’étonnement et le doute, qui me provoque un bonheur intense.
Au bout d’un moment je me découvre et prouve que je suis bien la timide Suzie, tous restent béat.
Heureuse de ma surprise, j’explique le pourquoi de ce choix, tous m’applaudissent, un peu gênée de cette réaction, je peux rentrer chez moi heureuse de ma petite revanche, car depuis  maintenant on me chahute moins, beau résultat !
Depuis cette soirée le temps a passé !
Maintenant d’autres préparatifs sont en route, car notre amie Caroline doit prochainement se marier et en accord avec plusieurs amies nous devons préparer son enterrement de vie de jeune fille.
Je soumets le déguisement, en adoptant celui de l’animal que nous souhaiterions  endosser et rencontrer  le vrai au zoo au fil de la visite.
Nous sommes un singe, un lion, un éléphant, un tigre et moi bien sûr un ours, je m’en amuse d’avance. Après quelques repères, et la date se rapprochant nous allons pouvoir endosser nos tenues.
Dans nos costumes très discrets, nous allons aller chercher la future mariée qui en ouvrant sa porte n’en croit pas ses yeux, elle pense voir en déroute les animaux d’un zoo ou d’un cirque.
Caroline doit dans une tenue du dimanche nous accompagner au zoo et nous présenter  à nos amis.
Nous contrôlons tout de même si Morgane a bien réservé le restaurant ou nous finirons la soirée.
Nous voilà donc parties !!!!Petites balade en ville ou nous  remportons un vive succès.
A la porte du zoo le gardien nous  regarde étonné.
Premier arrêt : les singes, stationnant devant leur cage ils nous regardent en se tapant sur la tété en criant, sautant, nous avons l’impression qu’ils se moquent de nous. Vient le tour des lions il y en a un qui n’a pas l’air d’aimer notre venue, voyant la lionne se  diriger vers nous et nous observer il se tourne vers elle comme pour lui faire de gros yeux (un jaloux). 
Pascale ne se sent pas trop à l’aise alors nous ne nous éternisons pas en nous dirigeant vers les éléphants qui paraissent en pleine conversation et tentent avec leur trompe d’attraper le petit éléphant arrêté juste en face d’eux ce qui provoque du spectacle pour les visiteurs.
-Armelle leurs cri qu’elle n’est pas leur petit juste déguisée.
Voilà mon tour, ici les ours sont un peu éparpillés et tranquilles, malgré tout m’étant moquée un peu  des autres  tout à l’heure, j’avoue ne plus être très fière, mais ne puis faire demi-tour étant l’auteur de l’idée du déguisement, je ne suis tout même pas dans la fosse alors un peu de courage.
Tout à coup un des ours s’approche et me regarde fixement  bien en face, penche la tête d’un côté puis de l’autre comme pour m’étudier me tend la patte qui heureusement ne peut m’atteindre, je sens comme un malaise, ce pauvre ours qui me prend pour une de ses congénères, je me rends bien compte qu’il n’y a que moi qui l’intéresse. Oui, il fait grosse peluche, mais je ne fais pas le poids.
Ses yeux pétillent de joie, il lève ses pattes, danse, tourne, fait approcher les siens en me montrant et grognant il semble converser avec  les autres et ne me quitte pas des yeux, je veux partir, mais personne ne bouge, pas sympa les filles !
Apparemment je plais à cet ours, j’étais loin de penser à une situation pareille, bon ne restons pas là !
Alors doucement je glisse sur le côté, très calmement, mais dès que je ne suis plus en vue il pousse un grognement déchirant, je viens de causer un drame, j’en suis très triste.
Nous poursuivons notre chemin et décidons de quitter ce lieu, je promets alors que je reviendrai voir ce pauvre ours.
Après toutes ces émotions nous nous dirigeons vers le restaurant pour redevenir nous-même.
  La conversation est animée, toutes se moquent  de moi, mais nous rions de bon cœur et nous amusons bien, après cette délicieuse soirée nous nous séparons.
   Seule rentrée à la maison je repense  à ce brave ours à qui j’ai causé de la peine sans le vouloir et fini par me coucher et m’endormir.
      A mon réveil je suis toujours avec  cet ours, comme nous sommes samedi je décide de retourner  lui rendre visite mais cette fois non costumé.
Arrivée sur place je constate avec tristesse qu’il est dans son  coin à l’écart de l’autre triste. Je reste là à l’observer, il finit par s’approcher, il ne peut m’avoir reconnu  dans cette tenue, pourtant c’est bien moi qu’il regarde ! Je sans un courant passé, à cet instant ses yeux ont scintillé, m’a-t-il comprit, je lui ai promis de revenir régulièrement le voir ce bon gros nounours, il sait que je ne l’oublierai pas !
        Et me dis que si j’étais un gros ours je profiterai de ma corpulence pour aider les autres et me faire des amis, plutôt que de faire fuir les autres par la crainte que les gens ont de moi de  par ma réputation d’animal dangereux mais  souvent seul.
      Je serai la grosse peluche de tous !!, je réconforterai, calmerai, réchaufferai qui a besoin de moi et servirais je plus heureux animal de la terre.


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Original Harry (Janvier 2014)


Dans un vieux quartier de Londres vivait un jeune garçon prénommé Harry Pot-Terre, homonyme du célèbre magicien de Poud-Lard.
   Ce qui portait préjudice à notre ami, car son entourage s’étonnait de son manque de pouvoir.
Aussi, un jour pour ne plus affronter les moqueries du voisinage, eut-il l’idée
d’une méthode pour recruter de manière originale ses  nouveaux clients dans la banque ou il travaillait.
     Pour ce, étant un bon base baller, il se dit qu’il allait jouer avec ses clients qui devront marquer chacun dix buts pour pouvoir obtenir le droit à l’ouverture d’un compte.
     Bien sûr au début il fut pris pour un fou, mais avec le temps, les gens trouvèrent ça amusant.
 La nouvelle du vif succès remporté arriva jusqu’aux oreilles du  vrai magicien Harry Pot-Terre, qui vint en personne rapidement le féliciter, trouvant l’idée géniale !
   Depuis, ils ne se quittent guère et sont de grands amis qui ensembles créent de nouveaux tours de magie au grand plaisir de notre jeune banquier, a la réputation reconnue.

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